La Fiac 2017 investit tout Paris

Des artistes du monde entier sont exposés à la Fiac [B.Guay/Afp]

Depuis mercredi, Paris est la capitale de l’art ­con­temporain. Désormais incontournable, la Fiac réunit les acteurs du marché du monde ­entier.

Galeristes et collectionneurs se rencontrent jusqu’à dimanche pour partager leur passion et faire quelques transactions. Mais la Fiac, c’est aussi une immense exposition. Une vitrine géante de la création. De la nef du Grand Palais aux installations en plein air, le public peut ­ainsi apprécier le regard que les artistes portent sur le monde qui les entoure.

 

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[©B.Guay/afp]

La nef du Grand Palais

Cela fait des années que la foire essaime dans tout Paris (Petit Palais, jardin des Tuileries, place Vendôme…). Mais l’épicentre de ce rendez-vous des amateurs et collectionneurs d’art se trouve sous l’imposante nef du Grand Palais. Pas moins de 193 galeries y sont réparties. Vingt-neuf pays sont représentés, dont sept qui font leur entrée (Egypte, Kosovo, Norvège, Portugal, Suède, Singapour, Tunisie). Sous la plus grande verrière d’Europe,on retrouve des incontournables du milieu : Gagosian, Karsten Greve, Barbara Gladstone, ou encore David Zwirner.

La scène émergente sera, comme chaque année, installée dans le secteur Lafayette. A noter, la présence des galeries Experimenter, de Calcutta et Gypsum, du Caire. La particularité de cette 44e édition reste le grand retour du design. Cinq galeries connues, toutes françaises, ont une salle dédiée. Si ce labyrinthe de galeries peut être parfois intimidant pour les non-initiés, une visite sous la nef offre tout de même l’opportunité d’admirer les œuvres des artistes les plus côtés du moment. Et en marge de ces mastodontes, certaines pièces sont accessibles pour quelques milliers d’euros.

Grand Palais, avenue Winston-Churchill (8e).

 

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[©M.Domage]

On site

Pour ouvrir la Fiac à ceux qui ne sont pas familiers de l’art contemporain, le site du Petit Palais et l’avenue Winston-Churchill accueillent des œuvres d’artistes des quatre coins du globe. Cette exposition temporaire, éclectique et grand public, est une bonne initiation. A ne pas rater, le très joli jardin intérieur du musée, paré des installations de l’artiste Lisa Williamson, qui vit à Los Angeles.

Trois portiques colorés définissent un espace : une démarcation entre le paysage observé dans chaque cadre et l’objet lui-même. A l’intérieur du palais, on se réjouit de retrouver des sculptures du Niçois Arman, ainsi que l’installation de l’Allemand Martin Honert : le petit Uli s’apprête à se jeter du haut d’un grand échafaudage,en tenant un parapluie.

On Site, Petit Palais,avenue Winston-Churchill (8e).

 

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[©A.Mole]

Hors les murs

Le parcours Hors les murs investit, cette année encore, le jardin des Tuileries. Des œuvres d’artistes emblématiques – vingt-sept – sont disséminées dans divers recoins de l’espace vert. On y découvrira l’immense et inratable dé rouge de Gilles Barbier. Ce cube illustre le conflit entre hasard et déterminisme : fixé en position «cassée», les six choix potentiels qu’il offre restent indéfiniment en suspension. Le public pourra aussi admirer les œuvres de Marta Pan, artiste hongroise aujourd’hui disparue.

Ses sculptures flottantes, qui trônent au centre du bassin, sont un concentré d’abstraction avec leurs lignes épurées. Un peu plus loin, ce sont les immenses sculptures de l’Allemand Stefan Rinck qui interpellent. Ses bonshommes à l’allure naïve semblent venir d’uneautre planète. Pour mieux profiter dece parcours à ciel ouvert, un service de médiation sera assuré par les élèves de l’école du Louvre durant toute la foire.

Parcours Hors les murs, jardin des Tuileries, place Vendôme (1er), Musée national Eugène-Delacroix (6e).

 

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[©Cartier]

L’Osni 1

L’art se fait parfois ludique. C’est le cas avec l’installation éphémère Le nuage parfumé, le premier «objet sentant non identifié» de la maison Cartier, accessible le temps de la Fiac sur le bassin du Palais de Tokyo. Le visiteur est invité à rentrer dans un grand cube de verre transparent où un nuage semble flotter comme par magie. Pour pénétrer dans cette étrange brume, il faut emprunter un escalier hélicoïdal. Arrivé au sommet, le nez est envahi par des arômes miellés et vaporeux. Il s’agit du dernier parfum de Cartier élaboré par Mathilde Laurent, inspiré par la notion d’élévation, L’Envol. Cette installation est le fruit d’expérimentations de l’agence Transsolar. Elle a réussi à stabiliser ce nuage de parfum en l’enfermant entre une couche d’air chaud et d’air froid.

Le nuage parfumé, bassin du Palais de Tokyo (16e).

 

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