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«Fatal Fury : City of the Wolves» : que vaut cet héritier de la grande époque Neo-Geo ?

Vingt-six années après avoir laissé les fans de la série Fatal Fury sur Neo-Geo, SNK a ressuscité sa franchise de jeux de baston phare jeudi 24 avril, avec un nouvel épisode estampillé City of The Wolves.

Héritière de l'ère Neo-Geo et des salles d'arcade, la série Fatal Fury de SNK s'était posée comme un challenger de taille face au raz-de-marée Street Fighter II créé par son rival Capcom. Une époque qui a marqué de son empreinte les années 1990, pour s'achever en 1999 en apothéose avec la sortie de Mark of the Wolves. Un épisode qui marqua la fin de la saga Fatal Fury, même si ses combattants sont partis peupler l'autre grande série de SNK : The King of Fighters.

Ce jeudi 24 avril était donc attendu avec une certaine excitation par les fans de la première heure, puisque City of the Wolves ambitionne de faire briller à nouveau Terry Bogard, Rock Howard ou encore Mai Shiranui. Au total pour le lancement du jeu, 17 combattants se retrouvent dans l'arène, dont un qui ne passera pas inaperçu, en la personne de Cristiano Ronaldo. Le champion portugais y possède son propre avatar et déploie ses talents de footballeur pour les appliquer aux arts martiaux. Un personnage dont on se serait toutefois bien passé, tant on ne sait pas réellement pourquoi il est présent sauf pour le coup marketing qu'il représente. Comparé aux autres combattants présents possédant un panel de coups bien travaillé, CR7 se révèle assez ennuyeux.

© SNK

Ce point étonnant mis à part, City of the Wolves marque un retour intéressant pour les fans de SNK, mais aussi pour séduire une nouvelle génération, en se basant sur un gameplay à la fois accessible et technique pour qui souhaite approfondir ses duels, comme l'explique pour CNEWS Yasuyuki Oda, chief producer chez SNK et architecte de la première heure de la saga Fatal Fury. «Dans Mark of the Wolves en 1999, nous avons commencé par simplifier les commandes complexes de la série Fatal Fury : Real Bout. Nous sommes revenus au système de commandes à 4 boutons (coup de poing léger, coup de pied léger, coup de poing puissant, coup de pied puissant) de Fatal Fury Special. Pour City of the Wolves, cependant, nous avons dû prendre en compte plusieurs changements survenus au cours des 25 années écoulées depuis», confie-t-il. 

Et de poursuivre : «Le développement pour les dernières consoles, la planification de tournois à grande échelle et le développement du jeu en ligne ont tous dû être pris en compte. Pour ce faire, nous sommes partis de zéro et avons repensé l'ensemble du système de combat. Notre approche est donc radicalement différente».

© SNK

Aux classiques quatre boutons basés sur les poings et les pieds, l'atout de SNK a été de proposer deux modes de gameplay. L'un à l'attention des joueurs chevronnés et bien habitués des jeux de baston qui souhaitent parfaire leur art, et l'autre, dit «intelligent system» permettant aux débutants ou aux joueurs occasionnels de lancer des combos automatiques et d'attribuer des coups spéciaux directement à certains boutons. Le tout facilitant grandement l'exécution des attaques, loin des quarts de cercle et des enchaînements qu'un as de la manette ou du stick arcade devra apprendre par cœur. Un choix qui s'avère judicieux pour ouvrir le jeu à un public curieux ou pro.

L'attaque récompensée

Ce que l'on peut apprécier, en tant que vétéran, reste avant tout des combats qui gratifient les joueurs agressifs et la prise de risque, puisque le jeu fait tout pour magnifier les duels basés sur l'attaque. Et si la défense reste une option, il est même conseillé de se frotter à un système d'esquives qui, une fois bien maîtrisé, pourra faire une différence incroyable pour renverser le cour d'un combat.

Les passionnés de l'univers Fatal Fury pourront regretter un mode histoire finalement dispensable, dont les scénarios de chaque duelliste n'apporte que peut d'information, même s'ils s'avèrent sympathiques. On préférera d'emblée le mode arcade, seul ou face à un adversaire en local ou en ligne. Si les fans de SNK retrouveront vite leur marque, on peut aussi découvrir de nombreux combattants comme Gato, Vox et Preecha qui apportent leur lot de sensations martiales bienvenues. 

Des crossovers en perspective

Enfin, sachez que 5 combattants viendront s'ajouter au 17 présents, dans les prochains mois, dont Chun-Li et Ken, venus de Street Fighter pour un crossover qui promet. D'ailleurs d'autres licences de jeux de combat pourraient rejoindre ceux de City of the Wolves, comme nous l'a confirmé Yasuyuki Oda : «Nous souhaitons absolument continuer à développer des crossovers pour le jeu. Il y a beaucoup de choses en cours de développement dont je ne peux pas parler pour le moment, mais restez à l'écoute !»

© SNK

Beau, avec une pâte graphique faisant penser aux comics des années 1980 tout en n'oubliant l'aspect japonisant de SNK, et offrant des combats nerveux, Fatal Fury : City of The Wolves offre un programme réjouissant pour les fans de cette saga. Les nouveaux venus y seront bien accueillis et l'on peut se réjouir du grand retour de cette franchise, 26 ans plus tard. Après un Samurai Shodown (2019) excellent, un The King of Fighters XV (2022) applaudi, ce City of the Wolves ravive la flamme de SNK qu'on n'espère ne jamais voir s'éteindre.

Fatal Fury : City of the Wolves, SNK, sur PS5, PS4, Xbox Series X/S et PC.

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