Anna Todd : "Je ne suis plus le même auteur"

Anna Todd, auteur du phénomène After Anna Todd, auteur du phénomène After [Ariane Galateau]

Anna Todd publie le deuxième tome d’After, phénomène de librairie né sur la Toile. A cette occasion, elle a rencontré la rédaction de Direct Matin.

 

Le second tome d’After sort aujourd’hui en librairie. L’auteur de cette webfiction, Anna Todd, suivie par douze millions de lecteurs sur la plateforme d’écriture Wattpad, revient sur ce phénomène et son style. On suit dans cette romance sulfureuse les aventures amoureuses de Tessa et Hardin, le bad boy qui les fait toutes craquer, inspiré du chanteur Harry Styles. A 26 ans, Anna Todd se considère comme une conteuse encore en phase d’apprentissage.

 

Comment est née cette webfiction ?

Quand j’ai découvert Wattpad, je me suis mise à suivre de nombreuses "fanfictions". Les mises à jour tardaient, j’étais en manque. J’ai commencé à écrire After sur mon téléphone pour combler l’attente. Rien n’était planifié. J’écrivais très rapidement partout où j’étais. L’écriture impulsive fait ma pâte. Si j’avais dû attendre plusieurs heures avant d’écrire ce que j’avais en tête, j’aurais certainement abandonné.

 

Vous considérez-vous aujourd’hui comme un écrivain ?

Plutôt comme une conteuse. Je suis encore en phase d’apprentissage. C’est un métier que je n’avais jamais imaginé. Maintenant que j’y ai goûté, je ne veux plus rien faire d’autre. Ceci étant dit, les chiffres ne me donnent pas le vertige.

 

Comptez-vous vous tourner vers une écriture plus traditionnelle ? 

Je crois que je ne me tournerai jamais vers une écriture traditionnelle. Ecrire sur mon portable est tellement pratique. Cela permet une écriture directe. Peut-être devrais-je me tourner vers une écriture plus traditionnelle ? J’ai essayé. J’ai reçu plusieurs conseils d’auteurs chevronnés qui écrivent justement trois ou quatre heures par jour. A chaque fois que j’ai essayé de m’asseoir devant mon ordinateur pour écrire, c’est la page blanche. Alors je garde mon écriture spontanée à écrire partout, n’importe quand. Je réfléchis plus aujourd’hui. Le travail avec mon éditeur me permet de penser plus à la structure du livre. Je pars moins dans tous les sens. C’est plus structuré. Je porte plus d’attention à la forme.

 

Avez-vous retravaillé "After" en vue de sa publication ?

Entre mes débuts et aujourd’hui, j’ai progressé, je ne suis plus le même auteur. J’ai voulu garder l’histoire que mes lecteurs avaient aimé sur Wattpad, mais il y a eu un gros travail d’édition sur les quatre tomes. La fin est complètement différente. Je n’aimais pas la version écrite sur le site.

 

Que réserve ce second tome ?

On change de point de vue. Les lecteurs vont découvrir celui d’Hardin afin de comprendre qui il est, ce qu’il pense.

 

Les droits d’After ont été achetés par la Paramount. Comment vivez-vous ce tourbillon ? Serez-vous impliquée dans cette adaptation ?

Je suis très excitée. Au départ, j’avais un peu peur. Mais j’ai une grosse communauté derrière moi. Par conséquent, ce n’est dans l’intérêt de personne que de changer l’histoire. Cela risquerait de décevoir les fans. D’ailleurs, de plus en plus d’auteurs sont impliqués dans l’écriture de scénarios donc je n’ai pas l’impression d’être dépossédée de mon histoire. Mais en ce qui me concerne, je ne participerai pas à l’écriture du scénario. Je préfère laisser ça à ceux qui savent le faire.

 

Écrivez-vous encore tous les jours ?

Je ne poste plus de chapitres tous les jours mais j’écris presque tous les jours. Je travaille sur deux projets que je poste sur Wattpad en version light. Ce ne sera pas forcément les versions finales, mais j’aime l’idée d’avoir un contact avec les lecteurs.

 

Prenez-vous toujours en considération l’avis de vos dizaines de milliers de fans ?

Encore plus qu’avant. C’est grâce à eux que j’ai ce succès. J’ai envie qu’ils restent connectés à ce que j’écris même après le phénomène After. Ce n’est pas tant le nombre de followers qui compte mais plutôt leur l’implication et l’échange.

 

After, saison 2, Anna Todd,  éd. Hugo Roman, 17 €.

 

 

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