Le Kosovo accède à sa "pleine souveraineté"

Le Kosovo accède lundi à sa "pleine souveraineté" avec l'annonce à Pristina par le Groupe d'orientation sur le Kosovo (ISG, International Steering Group) de sa dissolution, une fête géante étant prévue dans la capitale kosovare quatre ans et demi après la proclamation unilatérale de son indépendance de la Serbie. [AFP] Le Kosovo accède lundi à sa "pleine souveraineté" avec l'annonce à Pristina par le Groupe d'orientation sur le Kosovo (ISG, International Steering Group) de sa dissolution, une fête géante étant prévue dans la capitale kosovare quatre ans et demi après la proclamation unilatérale de son indépendance de la Serbie. [AFP]

Le Kosovo accède lundi à sa "pleine souveraineté" avec l'annonce à Pristina par le Groupe d'orientation sur le Kosovo (ISG, International Steering Group) de sa dissolution, une fête géante étant prévue dans la capitale kosovare quatre ans et demi après la proclamation unilatérale de son indépendance de la Serbie.

L'ISG a annoncé que sa dissolution sera prononcée lundi, tard dans l'après-midi, signifiant ainsi "l'accès à une pleine souveraineté du Kosovo".

La fin de la "surveillance internationale" du Kosovo avait été décidée début juillet par l'ISG, lors d'une réunion tenue à Vienne.

L'ISG est constitué des 25 pays, dont les Etats-Unis et la Turquie, ayant soutenu malgré l'opposition catégorique de la Serbie, l'indépendance de l'ancienne province serbe, dont la majorité de la population est d'origine albanaise, intervenue le 17 février 2008 après la guerre de 1998-99 opposant la guérilla indépendantiste kosovare albanaise aux forces serbes.

Au printemps 1999, l'Otan avait mené sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, des raids aériens au Kosovo et en Serbie contre des cibles militaires et civiles, dont la capitale serbe Belgrade, frappes qui se sont traduites par le départ des force serbes du Kosovo.

Puis, un médiateur de l'ONU, le Finlandais Martti Ahtisaari, avait fait adopter un processus d'accession à l'indépendance du Kosovo, "sous surveillance internationale" (ISG), notamment avec une administration sur place de l'ONU, processus rejeté par Belgrade.

En raison de l'hostilité de Belgrade, ce processus n'a pas été mis en oeuvre dans le nord du Kosovo, où vit l'essentiel de la minorité serbe, qui représente environ 10% des 1,8 million de Kosovars, le reste de la population étant d'origine albanaise.

L'amélioration des relations avec le Kosovo est la principale condition à remplir pour que la Serbie, qui a obtenu le statut de candidat à l'adhésion à l'UE en mars, puisse obtenir une date pour l'ouverture des négociations avec Bruxelles.

Toutefois, la décision de l'ISG ne change rien aux actions en cours de la Mission Eulex de police et de justice de l'Union européenne, dont le mandat a été prolongé le 12 juin jusqu'en 2014, et de la Force de l'Otan au Kosovo (Kfor).

Vous aimerez aussi

Kim Jong-un La Corée du Nord dénonce des «méthodes de gangsters»
Économie En Turquie, la crise de la livre pèse sur le quotidien
Le président turc Recep Tayyip Erdogan au côté du vice-président Fuat Oktay, à Ankara le 9 juillet 2018 [ADEM ALTAN / AFP/Archives]
Économie La Turquie hausse ses tarifs douaniers contre les Etats-Unis

Ailleurs sur le web

Derniers articles