Medvedev minimise les rumeurs sur sa démission

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, le 18 mai 2013 à Moscou [Alexander Astafev / Ria Novosti/AFP] Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, le 18 mai 2013 à Moscou [Alexander Astafev / Ria Novosti/AFP]

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a minimisé dimanche les rumeurs sur sa prochaine démission, qui se sont multipliées après le départ du gouvernement d'un influent vice-Premier ministre, en insistant sur ses "bonnes relations" avec le président Vladimir Poutine.

"Nous avions et nous avons toujours de bonnes relations amicales" avec le président Poutine, a assuré M. Medvedev, lors d'une interview à l'émission "Télévision centrale" diffusée dimanche soir sur la chaîne de télévision pro-Kremlin NTV.

"Si c'était autrement, nous aurions probablement eu un autre gouvernement aujourd'hui", a-t-il souligné.

Les rumeurs sur les divergences accrues entre le président Poutine et M. Medvedev se sont multipliées en Russie depuis le départ du gouvernement début mai de Vladislav Sourkov, un influent vice-Premier ministre, souvent présenté comme le stratège du système politique étroitement contrôlé par le Kremlin.

Des analystes ont alors émis l'hypothèse d'une lutte de clans au sein du pouvoir, alimentant des spéculations sur une prochaine démission du gouvernement entier, y compris du Premier ministre.

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, le 29 mars 2013 à Moscou [Alexander Zemlianichenko / Pool/AFP/Archives]
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Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, le 29 mars 2013 à Moscou
 

Les rumeurs "interminables" "sur d'éventuelles démissions n'aident pas bien sûr (le gouvernement, ndlr), mais en ce qui me concerne, ces propos ne me dérangent pas", a affirmé M. Medvedev, se disant être un "soldat endurci" dans le domaine politique.

"Tôt ou tard, tout le monde sera limogé. La vie est ainsi faite", a-t-il indiqué.

Le Premier ministre a par ailleurs déclaré "ne pas avoir peur" du moment où il devra quitter son poste.

"Cela ne me fait pas peur (...). Si l'on croit que c'est pour toujours, alors, c'est une catastrophe", a-t-il ajouté.

Le président Poutine avait critiqué le gouvernement pour les retards pris dans l'application de ses promesses électorales, lors d'une réunion organisée le 7 mai, un an jour pour jour après son retour au Kremlin, en prévenant les ministres que leur responsabilité personnelle était en jeu.

Vladimir Poutine, qui a déjà effectué deux mandats présidentiels de 2000 à 2008 au Kremlin, avait laissé la présidence en 2008 à Dmitri Medvedev, son subordonné, et pris le poste de Premier ministre faute de pouvoir enchaîner plus de deux mandats consécutifs.

Il a été réélu à la présidence le 4 mars 2012 pour un troisième mandat porté cette fois à six ans, et a nommé M. Medvedev son Premier ministre.

Dmitri Medvedev n'a jamais réellement réussi à sortir de l'ombre de son puissant aîné, de l'avis de nombreux observateurs et de la presse indépendante.

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