« I have a dream » : c'était il y a 50 ans

Il y a 50 ans, Martin Luther King faisait un rêve. [AFP]

Il y a tout juste 50 ans, Martin Luther King prenait la parole devant 250.000 personnes à Washington. Un siècle après l’abolition de l’esclavage, les noirs américains n’avaient pas encore le droit de vote. Son discours marque une étape décisive  dans la lutte contre les discriminations.

 

« I have a dream ». Ce 28 août 1963, Martin Luther King fait plus qu'un rêve. Justice, patrie, égalité, religion, textes fondateurs, indépendance, Lincoln… sont les nombreuses références et thèmes qu'abordent le célèbre pasteur dans son discours. Mais l’histoire ne retiendra qu’une partie du discours, étrangement celle qui n’avait pas été préparée.

 

 

« Raconte-leur le rêve, Martin »

Ce jour-là, de nombreux Américains sont réunis pour participer à une Marche vers Washington pour le travail et la liberté. La manifestation est d'une telle ampleur que la ville s’attend à des débordements, rappelle RFI.

Le discours de Martin Luther King, alors âgé de 35 ans, n’était pas conçu comme l'élément central de la journée. Le pasteur devait évoquer le centenaire de l’abolition de l’esclavage et rappeler tout le chemin qu'il restait à parcourir pour que les Noirs des États-Unis puissent jouir de leurs droits civiques.

Emporté par la foule, avec charisme, il improvise une partie de son discours, celle qui restera dans toutes les mémoires. Ses conseillers l'avaient pourtant dissuadé de parler de "son" rêve. Mais une de ses choristes de gospel le pousse alors : « Raconte-leur le rêve, Martin » lui aurait-elle soufflé, faisant allusion à cette utopie d'une société réconciliée, raconte France Info.

 

« Bon sang qu’est-ce qu’il est bon », avoua Kennedy

Alors qu’il n’était pas encore une figure de la lutte contre la ségrégation, Martin Luther King devient immédiatement le leader du mouvement et une personnalité incontournable. John Fitzgerald Kennedy, alors président des Etats-Unis, le reconnait devant son poste de télévision : « Bon sang qu’est-ce qu’il est bon »  se serait-il exclamé à le Maison Blanche.

Mais la personne de King devient aussi un danger pour les autorités américaines, comme le prouve un passage de cette note rédigée par le FBI deux jours après son discours et rapportée par RFI : « Un leader noir qui doit être considéré comme un danger pour la sécurité nationale des Etats-Unis, tant son influence sur la communauté est grande. »

 

Et aujourd’hui ?

Presque cinq ans plus tard, le 4 avril 1968, Martin Luther King est assassiné sur le balcon d’un motel à Memphis, dans le Tennessee. Le meurtre provoque alors une série d’émeutes dans tout le pays. Depuis, son aura est devenue internationale et influence les mouvements de luttes contre les inégalités.

Ce mercredi, Barack Obama doit s’exprimer sur les marches du Lincoln Memorial, dans le centre du Washington, sur les traces de King. Souhaitant rendre hommage à tous ceux qui oeuvré contre la ségrégation et l’inégalité, il entend aussi définir les prochaines étapes à parcourir.

A ce jour, la question raciale demeure sensible aux Etats-Unis comme l'indiquaient récemment les polémiques liées à l’affaire Trayvon Martin

 

50 ans après, Obama sur les traces de Martin Luther King

Rassemblement à Washington pour les 50 ans du "I have a dream" 

Le balcon du motel où a été assassiné Martin Luther King ouvert au public

 

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