Ecosse : Cameron "nerveux" à l'approche du référendum

Le Premier ministre David Cameron, le 29 août 2014 lors d'une conférence de presse à Londres [Paul Hackett / Pool/AFP] Le Premier ministre David Cameron, le 29 août 2014 lors d'une conférence de presse à Londres [Paul Hackett / Pool/AFP]

David Cameron a avoué sa nervosité samedi à l'approche du référendum en Ecosse qui doit décider le 18 septembre si elle devient un pays indépendant ou si elle continue à faire part du Royaume-Uni.

"Je suis émotif et nerveux car c'est tellement important", a déclaré le Premier ministre britannique au Scottish Daily Mail en marge de sa visite de deux jours en Ecosse où il a de nouveau défendu le non à l'indépendance.

David Cameron a également insisté sur l'existence d'une "majorité silencieuse", notamment chez les universitaires, qui est favorable au statu quo mais hésite à le dire "par peur de représailles de la part du gouvernement écossais".

Ce message a également été relayé samedi par Alistair Darling, le leader de la campagne du non, qui s'insurge dans les colonnes du Daily Telegraph sur les pressions "inexcusables" et "croissantes" exercées sur les défenseurs du oui.

David Cameron s'est exprimé quelques heures après la parution vendredi d'un sondage dans le Scottish Daily Mail suggérant que les partisans d'une Ecosse indépendante gagnent du terrain.

Alors que le camp du non compte une douzaine de points d'avance en prenant une moyenne de tous les nombreux sondages, celui de l'Institut Survation avance désormais que 47% des personnes interrogées voteraient oui à l'indépendance et 53% voteraient non.

L'étude a été menée après le deuxième et dernier débat télévisé entre les deux camps, dominé par le chef de file des indépendantistes, le Premier ministre écossais Alex Salmond.

Mais la plupart des experts préfèrent rester prudents sur la portée réelle de cette étude. John Curtice, professeur de sciences politiques qui tient un blog faisant la synthèse de tous les sondages, fait notamment remarquer que Survation a toujours tendance à donner plus de poids au camp du oui que les autres instituts de sondage.

 

 

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