Margerie : le responsable a le "coeur déchiré"

Christophe de Margerie, décédé lors d'un accident d'avion à l'aéroport de Vnoukovo. Le conducteur de la déneigeuse écrit une lettre à ses proches. [DOMINIQUE FAGET / AFP / Archives]

Dans une lettre adressée aux proches de Christophe de Margerie et des trois autres victimes - décédés le 21 octobre sur un aéroport moscovite - le conducteur de la déneigeuse à l'origine du drame, exprime sa "souffrance" et son "désespoir".

 

Inculpé pour "violation des règles de sécurité relative à la circulation et à l’exploitation d’aéronefs, entraînant par imprudence la mort d’au moins deux personnes", le conducteur de la déneigeuse percuté par le Falcon du président de Total, Vladimir Martynenko, a écrit de sa cellule une lettre manuscrite aux proches des victimes.

 

"Le coeur déchiré"

Les extraits publiés par Le Figaro ce 17 novembre sont éloquents : "Je ne sais pas comment transmettre ma souffrance à la suite de cette tragédie dans laquelle vos proches ont péri. J'ai moi-même une famille et je comprends combien il est épouvantable de perdre des parents. Je pense tout le temps à comment tout ceci a pu arriver. La nuit, cette interrogation ne cesse de tourner dans ma tête."

Vladimir Martynenko, qui encourt jusqu’à sept ans de prison, tout comme quatre autres suspects, affirme cependant "comme toujours, j'ai agi selon les instructions. Je ne comprends pas comment cela a pu arriver, comment ils ont pu mourir et moi rester en vie. Je suis désespéré".

Accusé d'être sous l'emprise de l'alcool au moment des faits par le comité d'enquête, le conducteur réfute cette version par la voix de ses avocats. Vladimir Martynenko promet dans sa lettre que "si l'enquête établit ma culpabilité dans la tragédie, j'en répondrai quelle que soit la sévérité de la loi"

 

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