Règles de sécurité aérienne : des précédents cas de non-conformité en Allemagne

Andreas Lubitz, soupçonné d’avoir volontairement provoqué l’accident de l’avion, avait fait des recherches sur Internet sur "les manières de se suicider".[OLIVER BERG / DPA / AFP]

L'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) avait relevé en Allemagne des cas de non-conformité" aux "règlements européens en matière de sécurité aérienne, en particulier dans le domaine du suivi médical", a affirmé samedi son porte-parole à l'AFP, confirmant un article du Wall Street Journal.

 

"L'AESA a bien constaté plusieurs cas de non-conformité dans l'application par l'Allemagne des règlements européens en matière de sécurité aérienne, en particulier dans le domaine du suivi médical", a déclaré Dominique Fouda, porte-parole de l'Agence. 

"C'est sur les recommandations de l'AESA que la Commission européenne a engagé fin 2014 une procédure visant à demander des comptes à l'Allemagne", a-t-il poursuivi.

 

"100% capable"

Les éléments recueillis par les enquêteurs en France et en Allemagne sur les circonstances du crash de l'A320 de Germanwings qui a fait 150 morts dans les Alpes françaises le 24 mars, montrent que le copilote de 27 ans, Andreas Lubitz, qui avait souffert de dépression sévère et a eu au cours de sa vie des tendances suicidaires, aurait précipité l'appareil sur le massif montagneux.

Selon le patron de Lufthansa, maison-mère de Germanwings, Carsten Spohr, M. Lubitz était "à 100% capable de piloter" un avion.

 

Mise en conformité

Selon l'édition de samedi du Wall Street Journal, "les officiels de l'Union européenne ont estimé que le régulateur allemand en charge de la sécurité aérienne souffrait de pénuries chroniques de personnel pouvant nuire à sa capacité de contrôle des appareils et des équipages, y compris au niveau médical".

Selon un porte-parole de la Commission européenne, interrogé par l'AFP, "sur la base des recommandations de l'AESA, la commission a fait part des problèmes à l'Allemagne, demandant une mise en conformité".

"Les réponses de l'Allemagne sont actuellement en cours d'évaluation", a-t-il ajouté. "Cela fait partie d'un système continu de supervision: des éléments relevés sont suivis d'actions correctrices, comme dans un processus d'audit", a ajouté ce porte-parole.

 

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