Ukraine : Kiev et Washington lancent de vastes manoeuvres militaires

Main dans la main, Ukrainiens et Américains dirigent cet exercice. [ANATOLII STEPANOV/AFP]

L’Ukraine et les Etats-Unis ont lancé ce lundi 20 juillet un vaste exercice militaire qui réunit 16 pays pour montrer leur soutien à l’action ukrainienne contre les séparatistes pro-russes.

 

Jusqu’au 31 juillet, 16 pays et 2.000 soldats participeront à des exercices militaires sur le terrain militaire de Iavoriv aux côtés de l'Ukraine et des Etats-Unis. Des chars et des hélicoptères seront également présents dans cette vaste opération, portant le nom de code "Rapid Trident".

"Les manoeuvres unissent pour la première fois 18 pays, cela montre un large soutien dont bénéficie l'Ukraine dans sa lutte pour sa liberté et la souveraineté", a déclaré Olexandre Sivak, commandant ukrainien.

 

Partage des expériences

Des moyens humains importants ont été déployés, notamment 675 militaires ukrainiens, dont certains reviennent des zones de conflit à l’est. Ils seront là pour partager leur expérience. 300 parachutistes américains sont également présents. Arrivés en avril, ils entrainaient jusque là quelques 900 soldats de la Garde nationale ukrainienne qui seront dans envoyés dans l’est de l’Ukraine.

Pour le commandant américain, le colonel Alfred Renzi, qui aura sous ses ordres 562 soldats américains, les militaires des 18 pays (Ukraine, Azerbaïdjan, Bulgarie, Canada, Estonie, Géorgie, Allemagne, Grande-Bretagne, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Norvège, Pologne, Roumanie, Serbie, Espagne, Turquie, Etats-Unis) vont dans les deux semaines à venir "coopérer comme une force unifiée pour garantir la stabilité dans une région".

 

Contexte tendu

L'opération "Rapid Trident" survient alors que les troupes ukrainiennes combattent toujours les rebelles pro-russes à l'est du pays. Depuis quinze mois, le conflit a fait plus de 6 500 morts.

Kiev et les Occidentaux accusent la Russie et son armée d’avoir déclenché ce conflit en armant les séparatistes et en ayant déployé des troupes dans l’est. Des accusations réfutées par Moscou.

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