Iran : l'accord va créer un "nouveau climat" selon Rohani

Le président iranien Hassan Rohani.[HO / PRESIDENT.IR / AFP]

Le président iranien Hassan Rohani a déclaré dimanche que l'accord nucléaire avec les grandes puissances va créer un "nouveau climat" pour régler les crises régionales comme au Yémen ou en Syrie, lors d'une intervention télévisée.

 

"Nous allons insister sur nos principes dans la région, mais très certainement l'accord nucléaire va créer un nouveau climat pour un règlement politique plus rapide" des crises dans la région, a déclaré M. Rohani en affirmant qu'il n'avait jamais eu "aucun doute" sur le succès des négociations. "La solution finale au Yémen est politique, en Syrie la solution finale est politique. Le climat va être un peu meilleur pour les actions que nous voulons mener et nos principes vont être maintenus", a ajouté M. Rohani.

L'Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) ont conclu le 14 juillet dernier un accord historique qui vise à assurer le caractère uniquement pacifique du programme nucléaire iranien contre une levée progressive et réversible des sanctions internationales. Les opposants à l'accord nucléaire, en particulier Israël, l'Arabie saoudite et les Républicains américains l'ont critiqué à des degrés divers, arguant qu'il donnerait à l'Iran les moyens de renforcer son influence dans la région.

 

Tournée de Kerry

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry, qui a entamé samedi une tournée dans les pays de la région pour apaiser leurs craintes sur l'accord nucléaire, a estimé dimanche au Caire que l'accord avec sur ce dossier allait "sans doute" rendre le Moyen-Orient plus sûr. "Les Etats-Unis et l'Egypte reconnaissent que l'Iran est engagé dans des activités déstabilisatrices dans la région, et c'est pour cela qu'il est si important de s'assurer que le programme nucléaire iranien demeure entièrement pacifique", a-t-il déclaré. Lundi, John Kerry rencontrera ses homologues des six monarchies sunnites du Golfe qui ont accueilli avec prudence l'accord sur le nucléaire. Celles-ci redoutent que l'Iran chiite ne cherche, après cet accord, à élargir son influence dans le monde arabe et à s'imposer comme une puissance régionale.

L'Iran soutient les gouvernements syrien et irakien financièrement et militairement en envoyant sur place des conseillers militaires face aux rebelles, notamment les jihadistes de l'Organisation Etat islamique qui contrôlent de grands territoires dans ces deux pays. Téhéran soutient aussi les rebelles Houthis au Yémen et dénonce les frappes aériennes menées depuis fin mars par une coalition arabe, dirigée par l'Arabie saoudite.

 

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