Rohani reçu à l'Élysée

François Hollande accueille Hassan Rohani dans la cour de l'Élysée, jeudi 18 janvier 2015. François Hollande accueille Hassan Rohani dans la cour de l'Élysée, jeudi 18 janvier 2015.[BERTRAND GUAY / AFP]

François Hollande a reçu ce jeudi 28 janvier à l’Elysée le président Hassan Rohani, pour acter le rapprochement entre la France et l'Iran. 

Il s'agit de la première visite officielle d’un dirigeant iranien en France depuis dix-sept ans. Les chefs d’Etat ont en effet signé des accords commerciaux majeurs. L’Iran s’est notamment engagé sur l’acquisition de 118 Airbus, pour un montant estimé à 25 milliards de dollars. Le retour de PSA Peugeot Citroën dans le pays a également été officialisé, au travers d’une coentreprise qui permettra au premier constructeur français d’investir jusqu’à 400 millions d’euros sur cinq ans.

Enfin, un accord de coopération a été acté entre la SNCF et les chemins de fer iraniens, tandis que Total a signé un contrat avec la République islamique pour lui acheter du pétrole. Des rapprochements qui viennent entériner le «nouvel élan» dans les relations franco-iraniennes, appelé de ses vœux hier par Hassan Rohani.

Khamenei brouille le message

Cette volonté d’ouverture ne semble pas partagée par l’ensemble de la classe dirigeante en Iran. Le guide suprême de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, a en effet diffusé mercredi sur son site officiel une vidéo mettant en doute la véracité de la Shoah. «Personne dans les pays européens n’ose parler de l’Holocauste, alors qu’il n’est pas clair si le cœur de la question est réel ou non», affirme ainsi la voix off de ce clip, mis en ligne alors qu’Hassan Rohani quittait l’Italie pour la France. 

Une contradiction soulignée par une soixantaine de députés dans une lettre ouverte, publiée ce jeudi dans Le Figaro, appelant François Hollande à faire preuve de «fermeté» vis-à-vis de son homologue iranien.

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