Deux alpinistes meurent juste après avoir vaincu l’Everest

La saison des ascensions a repris il y a quelques jours à la faveur d’une météo clémente.[ROBERTO SCHMIDT / AFP]

Deux alpinistes ont trouvé la mort ces derniers jours sur les flancs du toit du monde, le mont Everest (Népal), alors qu’elles redescendaient vers le camp de base.

Maria Strydom, une Néerlandaise de 34 ans, et Eric Ary Arnold, un Australien de 36 ans, sont respectivement morts samedi et vendredi dernier. Ils étaient tous les deux parvenus à atteindre le sommet et ont chacun trouvé la mort en redescendant après leur exploit, victimes du mal aigu des montagnes (MAM). Le mal des montagnes est très fréquent dans l'Himalaya et se traduit par des nausées, des maux de tête et une profonde fatigue causées par le manque d’oxygène en haute-altitude.

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La société qui organisait l'ascension a précisé que Maria Strydom avait été prise du mal des montagnes en redescendant vers le Camp IV, à 8.000 mètres d'altitude. Son corps n’a pas encore été récupéré. Et ce lundi matin, on apprenait la mort dans la nuit d’un sherpa indien travaillant pour une autre expédition, portant à trois le nombre de personnes mortes sur l’Everest cette année.

Deux indiens portés disparus

En outre deux Indiens, Paresh Nath et Goutam Ghosh, qui faisaient partie d'une autre expédition commerciale vers l'Everest sont portés disparus depuis samedi à plus de 8.000 mètres d'altitude, dans la «zone de la mort». Dans le jargon himalayen cette zone est réputée pour être un endroit où la survie est limitée du fait de la raréfaction de l'oxygène et du froid intense qui y règne. Sans compter qu’une trentaine de grimpeurs ont été victimes de violentes engelures.

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La saison des ascensions a repris il y a quelques jours grâce à une météo favorable. Depuis le 11 mai dernier, plus de 350 alpinistes sont arrivés au sommet de l’Everest depuis le côté népalais. Une femme s'est d'ailleurs signalée la semaine dernière pour avoir réussi à gravir le toit du monde pour la septième fois.

Cet engouement pour l’ascension vers le plus haut sommet du monde intervient deux ans après l’interdiction totale de son accès consécutive à une avalanche fatale à seize sherpas en 2014 puis au tremblement de terre népalais d’avril 2015. Ce dernier avait détruit le camp de base de l'Everest et dix-huit personnes au moins avaient péri. 

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