Un eurodéputé de l’Ukip hospitalisé après une bagarre au Parlement

L’incident illustre les vives tensions qui règnent au sein du parti. [ITV NEWS / AFP]

Rien ne va plus au sein de l’Ukip, le parti europhobe et anti-immigration britannique. Jeudi, l’eurodéputé Steven Woolfe a été hospitalisé dans une état grave après une bagarre au Parlement européen avec un de ses collègues du parti.

Peu après l’altercation qui s’est déroulée lors d’une réunion des eurodéputés de l’Ukip, Steven Woolfe avait perdu connaissance dans un couloir du Parlement européen. Transporté à l’hôpital de Strasbourg dans un état grave pour une possible «hémorragie cérébrale», il est désormais hors de danger. Dans un communiqué publié sur son compte Twitter, l’eurodéputé indique se «sentir mieux et plus heureux que jamais». «Le scanner a montré qu’il n’y avait pas de caillot sanguin dans le cerveau», a-t-il précisé, ajoutant qu’il passait tout de même la nuit à l’hôpital pour passer des examens complémentaires.

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Selon les informations de la chaîne ITV, lors d’une réunion particulièrement tendue, Steven Woolfe et son collègue de l’Ukip Mike Hookem seraient sortis de la pièce et auraient échangé plusieurs coups. Lors de la bagarre, la tête de Steven Woolfe aurait heurté un mur. Un porte-parole de Mike Hookem nie cependant que des coups ont été échangés, évoquant une «altercation purement verbale».

Un parti divisé

Quoi qu’il en soit, l’incident illustre les vives tensions qui règnent au sein du parti, pourtant vainqueur du référendum sur le Brexit. Peu après la victoire, le leader Nigel Farage avait annoncé sa démission, plongeant l’Ukip dans une guerre fratricide.

Lors des élections pour désigner le successeur de Nigel Farage, Steven Woolfe, qui faisait figure de favori, avait été exclu du scrutin pour avoir présenté son dossier de candidate avec dix-sept minutes de retard. Une décision qui avait provoqué la démission de trois membres du parti, furieux de cette exclusion.

Le 16 septembre, l’eurodéputée Diane James avait été désignée à la tête de l’Ukip. Mais dix-huit jours après son élection, elle jetait l’éponge, évoquant notamment «un manque d’autorité sur le parti». Dans l’attente du nouveau scrutin, pour lequel Steven Woolfe apparait de nouveau comme le favori, c’est Nigel Farage qui a dû reprendre les rênes.

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