Brésil : des députés veulent interdire l’IVG en cas de viol

Des femmes manifestent pour la légalisation de l'avortement au Brésil en 2015. [CHRISTOPHE SIMON / AFP]

Un comité du Congrès brésilien conduit par des chrétiens évangéliques a voté mercredi 8 novembre, l’interdiction des interruptions volontaires de grossesse en cas de viol ou de risque pour la santé des femmes. 

La décision a été votée alors que ce comité spécial considérait un amendement constitutionnel prévoyant de prolonger le congé maternité de femmes ayant accouché de bébés prématurés. Leur amendement va être soumis au vote du Congrès brésilien. La mesure a peu de chance de passer, sauf si la coalition gouvernementale est prête à faire des compromis sur ce sujet, afin d’obtenir de l’aide sur d’autres projets.

Après avoir voté l'amendement, les députés ont entonné «oui à la vie, non à l’avortement». Un des hommes a même brandi la réplique d’un fœtus et a déclaré que l’avortement était «satanique». 

Erika Kokay, parti travailliste, était la seule femme présente lors de cette réunion et la seule à se prononcer contre l’interdiction.

Au Brésil, l'avortement est illégal sauf cas précis

L’avortement est actuellement illégal au Brésil sauf en cas de grossesse issue d’un viol ou en cas de danger vital pour la mère. En 2012, la Cour suprême a autorisé l’avortement sur les fœtus atteints d’anencéphalie (malformation congénitale su système nerveux).

Chaque année, entre 850.000 et 1 million de femmes se feraient avorter clandestinement au Brésil selon LCI. Tous les deux jours, près d’une femme sur deux mourrait des conséquences de ces IVG clandestines, qui constituent la cinquième cause de mortalité maternelle.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles