Une vache s’évade pour aller vivre avec des bisons sauvages

Si la vache n'est pas parfaitement intégrée au troupeau, elle suit leur rythme sans difficulté depuis le début de l'hiver.[Capture d'écran TVN24]

À la grande surprise des naturalistes polonais, une vache domestiquée a passé l’hiver avec un troupeau de bisons sauvages dans la forêt de Białowieża (Pologne).

Selon les informations du média polonais TVN24, la vache se serait enfuie de sa ferme à la fin de l’automne dernier, pour rejoindre un troupeau de quelques cinquante bisons qui paissait dans la forêt de Białowieża, à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie

L’ornithologue Adam Zbyryt est le premier à avoir repéré la vache. «Il n'est pas rare de voir des bisons près de la forêt de Białowieża, mais un animal a attiré mon attention. Il avait une nuance brun-clair complètement différente du reste du troupeau. Les bisons sont marron ou brun foncé».

Si le naturaliste a, dans un premier temps, pensé à une mutation, une observation plus attentive lui a permis de comprendre que l’animal était une vache limousine, une race répandue en Pologne, en parfaite santé. 

Les naturalistes pensaient alors que la vache retournerait à son pâturage dès le début de l’hiver. Pourtant, Rafal Kowalczyk, un biologiste, a de nouveau vu la Limousine cette semaine, visiblement toujours en bonne santé, et suivant le rythme du troupeau au fil de ses pérégrinations. 

Un danger pour le troupeau ?

Le professeur Rafal Kowalczyk, interrogé par TVN24, raconte que c’est la première fois qu’il est témoin d’un tel comportement. Selon lui, «elle n’est pas parfaitement intégrée au troupeau, car les bisons agissent comme un seul organisme, et elle se démarque. Il avance que les bisons ont pu la sauver des loups qui rôdent en bordure de la forêt pendant l’hiver. 

Se pose pourtant la question du maintien de cette vache dans ce troupeau. De fait, le professeur Kowalczyk estime que la présence de cette invitée pourrait menacer les bisons. Ainsi, un accouplement entre un bison et la limousine risquerait d’introduire des hybrides dans le troupeau, alors que la population de bisons est déjà très vulnérable. Par ailleurs, «un autre danger réside dans la taille des veaux hybride, qui sont trop gros. La vache pourrait donc mourir en donnant naissance». 

Si le problème ne se pose pas encore, la vache étant trop jeune pour se reproduire, l’arrivée du printemps devrait sonner la fin de l’échappée sauvage. 

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