Fukushima : le mur de glace ne parvient pas à stopper l’eau radioactive

L’objectif de ce mur de glace est d’empêcher que l’eau souterraine ne se contamine en passant dans les bâtiments des réacteurs avant de finir dans la mer.[AFP]

Le mur de glace souterrain installé autour de la centrale nucléaire de Fukushima, afin d’éviter la contamination des flux d’eau, ne serait pas d’une efficacité redoutable.

Construite à la fin du mois d’août dernier, l’installation, coulée sur 1500 mètres de long et 30 mètres de profondeur, devait permettre de faire considérablement baisser la quantité d’eau traversant chaque jour les bâtiments contaminés, la faisant ainsi passer de 400 tonnes d’eau / jour à 100 tonnes / jour.

Or, selon les données communiquées par Tepco, les infiltrations sont encore trop importantes, 141 tonnes / jour ayant été enregistrées en moyenne depuis août. Le problème semble principalement trouver sa source dans la topographie particulière de Fukushima que dans la qualité de la construction de l’édifice.

«L’hydrologie du site est très variable, le débit d’eau est difficile à prédire», a expliqué Dale Klein, ex-président de l’US Nuclear Regulatory Commission et qui conseille Tepco. Ainsi, après le passage d’un typhon en octobre dernier, le débit est passé à 866 tonnes par jour.

L’objectif de ce mur de glace est d’empêcher que l’eau souterraine ne se contamine en passant dans les bâtiments des réacteurs avant de finir dans la mer. En appui de ce dispositif, Tepco a installé d’immenses cuves pour pomper et stocker l’eau contaminée, notamment au tritium, élément radioactif rejeté par les centrales nucléaires.

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