Népal : deux Français soupçonnés de pédophilie arrêtés

Se sentant cernés, ils ont tenté de prendre le premier vol à destination de l'étranger au départ de l'aéroport international Tribhuvan à Katmandou.[PRAKASH MATHEMA / AFP]

Deux Français suspectés d'abus sexuels sur au moins huit mineurs ont été arrêtés au Népal, a annoncé la police locale. 

Les deux hommes, âgés de 38 et 42 ans, ont été arrêtés dans la capitale de Katmandou suite à l'ouverture d'une enquête. Ces deux Français, déjà connu de la justice française et canadienne pour des faits similaires, attiraient des enfants dans leurs chambres avec des chocolats, de la nourriture ou encore de l'argent.

«Ils ont été arrêtés après une filature de plusieurs jours. A ce stade, huit de leurs victimes ont parlé», a déclaré le porte-parole de la police locale. Les enfants ont entre 10 et 14 ans.  

Les deux hommes ont été arrêtés alors qu'ils tentaient de fuir, ont précisé nos confrères du Parisien. Se sentant cernés, ils ont tenté de prendre le premier vol à destination de l'étranger au départ de l'aéroport international Tribhuvan à Katmandou.

Ils sont actuellement «détenus à la prison central de Katmandou pour 25 jours de garde à vue», a indiqué l'ambassade de France, qui s'est assuré «seulement que les deux suspects bénéficient de leurs droits». «La justice népalaise est souveraine et indépendante et nous n'avons pas à interférer», a expliqué l'ambassade.

Tourisme sexuel

L'état actuel de la législation a fait du Népal une destination prisée pour le tourisme sexuel. Bien que les abus sexuels sur mineurs sont passibles de 15 ans de prison, de nombreux étrangers se rendent au Népal pour y commettre de tels faits. Ces dernières années, nombreux sont ceux à avoir été arrêtés et condamnés.

Conscient du problème, le Népal s'arme d'une nouvelle législation afin d'enrayer cette dérive. «Le Népal ne sera pas la Thaïlande d'une certaine époque ni l'arrière-cour de ces criminels qui profitent d'une situation difficile dans notre pays, depuis le séisme de 2015, en achetant une proximité malsaine avec des enfants», met en garde le porte-parole du ministère de la Loi et de la Justice népalais.

A ce jour, aucune date pour le procès n'a été fixée.

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