Chili : dépôt d’un projet de loi pour légaliser l’avortement

Illustration - le foulard vert est devenu un symbole des militants pro-IVG.[Martin BERNETTI / AFP]

Des députées chiliennes de gauche ont déposé ce mardi au Parlement un projet de loi visant à légaliser l’avortement, un an après l’autorisation de l'IVG thérapeutique ou en cas de viol uniquement.

C’est un sujet d’actualité brûlant en Amérique du Sud, en témoigne la situation en Argentine, où, en dépit de la forte mobilisation de la société civile, le Sénat a rejeté, le 9 août dernier, la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG), alors que les députés l'avaient approuvée.

Au Chili, le texte déposé par ces députées entend légaliser l'avortement jusqu'à quatorze semaines de grossesse. «Il n'est pas possible que les femmes soient emprisonnées pour avoir voulu avorter. Nous croyons à la maternité désirée», a déclaré à des journalistes Maite Orsini, députée du parti de la Révolution démocratique (gauche), qui arborait, aux côté des onze autres parlementaires à l’origine de ce projet de loi, le foulard vert, symbole des militants pro-IVG.

Le débat législatif promet pourtant d’être particulièrement serré dans ce pays réputé conservateur. De fait, les deux chambres sont divisées en de nombreux partis, aussi les deux camps vont devoir nouer des alliances afin de faire progresser leur position.

«Cela ne fait pas partie de notre programme ; ce n'est pas une priorité pour nous, il y a des priorités plus importantes pour la population», a pour sa part réagi le ministre de la Santé Oscar Santelices.

L’année dernière, en 2017, le Chili a mis fin à près de trente ans d'interdiction totale de l'IVG, désormais autorisée dans trois cas précis : risque pour la vie de la mère, viol et non viabilité du fœtus.

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