Condamnés pour abus sexuels, ils sont forcés de quitter une piscine sous les huées

Les faits ont eu lieu dans la ville de Palomares del Rio, a proximité de la capitale de l’Andalousie, Séville.[Capture d'écran Google Maps]

Les membres du groupe qui s’était surnommé «La Meute», reconnus coupables d’abus sexuels il y a quelques mois dans une affaire qui avait créé la polémique en Espagne, ont été chassés d’une piscine, à coté de Séville.

Ces cinq hommes sont tristement connus en Espagne pour avoir commis, en 2016, un viol sur une jeune femme lors du festival San Fermin, à Pampelune.

Une affaire devenue scandale national quand, en vertu de la loi espagnole, ils avaient invoqué le fait que la victime ne se débattait pas, et que la violence n’avait donc pas été employée. Les faits ayant été filmés, et diffusés sur Whatsapp dans un groupe nommé «La Meute», ils avaient utilisé les images à leur avantage.

Un argumentaire qui avait scandalisé le pays entier, mais leur avait permis de voir les faits requalifiés d’abus sexuels plutôt que de viol, et ainsi de bénéficier d’une liberté conditionnelle en attendant le jugement en appel.

C’est donc en hommes libres que ces cinq Espagnols âgés de 27 à 29 ans, se sont rendus à la piscine publique de Palomares del Rio, où ils participaient à une fête d’anniversaire, selon les informations du journal espagnol El Pais.

C’est là qu’ils auraient été repérés par les nageurs. De nombreuses personnes présentes à la piscine se seraient alors montrées véhémentes à leur égard, les menaçant et les forçant à quitter l’emplacement qu’ils occupaient, pour aller se réfugier dans un coin du complexe sportif, où ils sont restés jusqu’à la fermeture.

La maire de la commune de Palomares del Rio, interrogée par les médias locaux au sujet de cet incident, semble donner raison à la vindicte populaire. «Nous ne laisserons pas Palomares del Rio devenir un refuse pour les violeurs et les criminels», a-t-elle déclaré.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles