Enquête russe : un ex-conseiller de Donald Trump condamné à 14 jours de prison

George Papadopoulos a été condamné dans l'enquête sur une possible collusion en 2016 entre la Russie et l'équipe de campagne du candidat républicain. [ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP]

George Papadopoulos, ancien conseiller diplomatique de Donald Trump coupable d'aboir menti dans l'enquête sur une possible collusion en 2016 entre la Russie et l'équipe de campagne du candidat républicain, a été condamné vendredi à 14 jours de prison par un tribunal de Washington.

Il a également écopé d'une amende de 9.500 dollars et d'un an de libération conditionnelle assortie de travaix d'intérêt général. George Papadopoulos, 31 ans, a plaidé coupable en octobre 2017 de faux témoignages au FBI. Il avait, en effet, menti à l'agence sur les dates et minimisé ses échanges avec un mystérieux «professeur» et une Russe présentée comme la «nièce» de Vladimir Poutine.

Le trentenaire a été à l'origine de l'enquête russe qui irrite fortement le président Trump depuis plus de 15 mois. Sa sentence est relativement légère, étant donné qu'il encourait six mois de prison. «J'étais jeune et ambitieux», a déclaré dans la salle d'audience George Papadopoulos. «J'ai commis une grave erreur, qui m'a coûté très cher, et j'en ai honte.»

«Il fut le premier domino et beaucoup d'autres sont tombés depuis»

Le juge a déclaré avoir pris en considération les «remords sincères» de George Papadopoulos, qui avait caché aux enquêteurs la vérité sur ses rencontres avec des émissaires russes à quelques mois de l'élection présidentielle de novembre 2016. Il a été le premier conseiller de Donald Trump à accepter de collaborer avec l'équipe du procureur spécial Robert Mueller.

«Il fut le premier domino et beaucoup d'autres sont tombés depuis», ont noté dans leurs arguments ses avocats, faisant référence à la mise en cause de l'ancien chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, ou encore de son ancien avocat personnel, Michael Cohen, dans le cadre de cette enquête tentaculaire.

Le FBI, qui enquêtait déjà sur l'ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine, a ouvert un volet sur une possible collusion avec l'équipe de campagne de Donald Trump après avoir appris la nature des échanges entre George Papadopoulos et des intermédiaires de la Russie.

L'ancien conseiller diplomatique avait tenté d'organiser une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Il avait été informé dès avril 2016 que des Russes possédaient «de quoi salir» la candidate démocrate Hillary Clinton, sous la forme de milliers d'e-mails, information qui n'était pas encore publique.

«Même l'équipe de Clinton n'était pas au courant que les Russes possédaient les e-mails volés», selon un rapport parlementaire.

C'est un diplomate australien, à qui Papadopoulos avait dévoilé ces informations lors d'une soirée dans un bar londonien, qui a transmis les renseignements aux enquêteurs américains à l'été 2016, ce qui a déclenché l'investigation sur l'équipe de campagne de l'actuel président américain.

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