Donald Trump s'est excusé lundi "au nom de (la) nation" auprès du juge Brett Kavanaugh et de sa famille lors de la cérémonie d'investiture de son candidat à la Cour suprême, une victoire obtenue à l'arrachée après une lutte politique intense.
"Au nom de notre nation, je souhaite présenter des excuses à Brett et à l'ensemble de la famille Kavanaugh pour la douleur et la souffrance terribles que vous avez été contraints d'endurer", a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche.
Il a ensuite fait prêter serment au magistrat de 53 ans, confirmé samedi par le Sénat après un bras de fer politique de plusieurs semaines, notamment alimenté par des accusations d'agression sexuelle à son encontre.
Alors que sa confirmation a été farouchement combattue par les démocrates, le juge Kavanaugh a promis lors de cette cérémonie officielle de se montrer "impartial" au sein de la plus haute juridiction des Etats-Unis.
![Brett Kavanaugh et sa famille, accompagnés de Donald Trump, lors de la cérémonie d'investiture de M. Kavanaugh à la Cour suprême des Etats-Unis, le 8 octobre 2018 à la Maison Blanche à Washington [Jim WATSON / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_630/public/5ee7dddbe113a0c837ca2156351f46895d8707ed.jpg?itok=9MUib34J)
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"La Cour suprême est une institution judiciaire, ce n'est pas une institution partisane ou politique", a déclaré M. Kavanaugh.
"La Cour suprême est une équipe de neuf (juges). Et je jouerai toujours collectif dans cette équipe de neuf", a ajouté le magistrat conservateur, entraîneur à ses heures perdues d'une équipe féminine de basket-ball.
Les conservateurs en majorité
Jetant une nouvelle fois de l'huile sur le feu, Donald Trump avait dénoncé plus tôt dans la journée les accusations d'abus sexuels portées contre son candidat à la Cour suprême. Il ne s'agissait selon lui que d'une "supercherie", d'allégations "fabriquées" pour empêcher sa confirmation.
Les démocrates, a-t-il encore décoché, "l'ont torturé", "c'était honteux". Ils le paieront dans les urnes, lors des élections parlementaires du 6 novembre, a-t-il prédit.
