Allemagne : l'ex-infirmier Högel reconnaît les 100 meurtres dont il est accusé

Sur cette photo, prise le 26 février 2015, l'ancien infirmier allemand Niels Högel cache son visage derrière un dossier alors qu'il attend, à côté de son avocat Ulrike Baumann (à droite), l'ouverture d'une nouvelle session de son procès devant un tribunal d'Oldenburg. [CARMEN JASPERSEN / DPA / AFP]

Niels Högel a reconnu mardi à l'ouverture de son procès en Allemagne les 100 meurtres de patients pour lesquels il est jugé. Cet infirmier allemand était accusé d’avoir injecté intentionnellement entre 2000 et 2005 des substances provoquant un arrêt cardiaque à ses patients pour tenter ensuite de les ranimer.

Son but : briller devant ses collègues en affichant ses talents de réanimation, mais également combler son «ennui», selon le parquet. L’infirmier choisissait arbitrairement ses victimes, âgées de 34 à 96 ans.

En fin de matinée, la cour a demandé à M. Högel si les accusations le visant étaient justes. «Oui», a-t-il répondu.

L’homme ayant déjà été condamné à la peine maximale après avoir reconnu de nombreux meurtres, ce troisième procès ne changeait donc rien pour lui, mais les familles en avaient besoin pour que justice soit faite à leurs proches assassinés.

Niels Högel a conscience de ses actes puisqu’il s’est désigné, selon des codétenus, comme le plus grand criminel depuis la dernière guerre en Allemagne.

L'homme aurait tué plus de 200 patients

Le procès portait sur cent meurtres présumés, 64 à Delmenhorst et 36 à Oldenbourg. Avant de tous les avouer, Niels Högel s’était récemment souvenu d’un homicide datant d’octobre 2001 et celui-ci avait pu être ajouté lundi à l’acte d’accusation.

«Les résultats de deux exhumations en Turquie sont aussi toujours en attente», avait également précisé un porte-parole du parquet à l’AFP. Les enquêteurs évaluent le nombre réel des victimes à plus de deux cents, mais cette estimation est difficile à prouver car de nombreux patients ont été incinérés.

L’affaire soulève aussi la question de la responsabilité des hôpitaux qui n’ont pas su arrêter l’infirmier, malgré le nombre élevé de réanimations et de décès quand ce dernier travaillait aux soins intensifs.

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