Brexit : Theresa May veut rouvrir l'accord de divorce avec l'UE

La cheffe du gouvernement reste cependant «déterminée à quitter (l'UE) le 29 mars», date prévue du Brexit. [Daniel LEAL-OLIVAS / AFP]

La Première ministre britannique Theresa May veut rouvrir l'accord de divorce qu'elle a conclu fin novembre avec l'Union européenne, a déclaré son porte-parole mardi 29 janvier, peu avant que les députés britanniques ne commencent à débattre d'amendements censés leur donner la main sur ce dossier.

«Le Royaume-Uni continue de croire qu'il est absolument dans l'intérêt du Royaume-Uni de partir avec un accord, mais nous devons avoir un accord pouvant bénéficier de l'appui du Parlement et cela nécessitera quelques modifications à l'accord de retrait», a-t-il déclaré lors d'un point presse régulier.

Theresa May a déclaré à son cabinet, réuni mardi matin, que «des changements juridiques au +backstop+ seront nécessaires pour obtenir le soutien de la Chambre des communes», a rapporté son porte-parole, en référence à la disposition prévue dans l'accord de divorce censée éviter le retour d'une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande.

«Cela signifie rouvrir l'accord de retrait», a-t-il conclu, bien que Bruxelles ait exclu toute réouverture des négociations.

La cheffe du gouvernement reste cependant «déterminée à quitter (l'UE) le 29 mars», date prévue du Brexit. Ce traité de retrait, âprement négocié pendant des mois par Theresa May avec l'Union européenne, avait été massivement rejeté le 15 janvier par les députés, ouvrant la possibilité d'un divorce sans accord («no deal») fin mars.

Pas de plan B

Après ce rejet, Theresa May n'a pas proposé de plan alternatif, contrairement à ce que réclamaient les parlementaires, échouant à dégager un consensus lors de consultations avec l'opposition et des députés de sa propre majorité conservatrice. Les députés ont donc rédigé des amendements, qui seront débattus et votés mardi s'ils sont sélectionnés par le président de la Chambre des Communes John Bercow, pour tenter d'infléchir la suite du processus.

Aucun d'entre eux n'est immédiatement contraignant pour l'exécutif. Néanmoins, il serait politiquement risqué pour Theresa May de les ignorer. La Première ministre doit ouvrir les débats parlementaires vers 13H30 GMT.

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