Tous les jihadistes français jugés en Irak ont été condamnés à mort

Onze Français ont été jugés et condamnés à mort en une semaine dans les salles d'audience de Bagdad, en Irak.[SABAH ARAR / AFP]

Avec la condamnation à mort ce lundi des deux derniers jihadistes français jugés en Irak, ils sont désormais onze à devoir être exécutés.

La justice irakienne n’aura donc pas fait d’exception. Sur les onze ressortissants français qui avaient été transférés en janvier de Syrie pour être jugés pour leur appartenance à Daesh, tous ont été condamnés à la peine capitale. Le douzième homme qui faisait partie du groupe, un Tunisien, a lui aussi reçu la même sentence.

S’ils ont tous trente jours pour faire appel, leurs avocats, soutenus par des associations de défense des droits humains, se sont déjà fortement mobilisés contre ces jugements. Selon eux, leurs clients n’ont pas bénéficié de procès équitables.

Quarante avocats s'insurgent

Ce lundi, plus de quarante avocats français ont averti que l’Etat s’exposerait à un «immense déshonneur», qui pourrait laisser «une tache indélébile» sur le mandat d’Emmanuel Macron, s’il ne faisait rien pour empêcher ces exécutions.

Le gouvernement se trouve cependant face à un dilemme : il refuse de voir ces terroristes être jugés en France, mais ne veut pas non plus que l’Irak les condamne à mort. Alors que l’opinion publique est particulièrement hostile à un rapatriement des jihadistes sur le territoire national, il explique intervenir «au plus haut niveau» pour éviter leurs pendaisons, mais assure que la justice irakienne se déroule dans de bonnes conditions, avec des droits respectés pour les accusés.

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