Hong Kong : les manifestants se font tatouer en signe de protestation permanente

A Hong-Kong, les manifestants pro-démocratie ont bien compris qu’un mouvement politique était une affaire de symboles. Au bout de douze semaines de blocage et de manifestations, les tatouages en signe de contestation envers le gouvernement pro-chinois se multiplient.

Depuis le début du mouvement en juin, déclenché par l’introduction d’un amendement à la loi d’extradition, les affiches, banderoles et tracts ont permis aux manifestants de diffuser leur message, de séduire un public international tout en faisant la satire du gouvernement et des forces de police.

Désormais, le tatouage semble suivre le même but. Masques à gaz, souvent aperçu dans les foules de manifestants pur se protéger des bombes lacrymo des policiers, et autre drapeau de Hong Kong fleurissent ainsi sur les corps des opposants.

Tout au long du mois de juillet, un artiste de la région, Zada Lam, a même offert à une petite centaine de volontaires de les tatouer. Parmi les motifs les plus récurrents, on retrouve la fleur de bauhinia, emblème du territoire figurant notamment sur le drapeau, et bien sûr le parapluie, symbole de l’opposition pro-démocratie employé par les manifestants en 2014 pour se protéger des gaz lacrymogènes.

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

017- Love Hong Kong 

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On doit également à un autre tatoueur hongkongais, YC Carl Lee un motif populaire qui peut être lu verticalement comme Hong Kong et horizontalement comme «jia you», un cri de ralliement fréquemment utilisés par les participants aux manifestation.

Une autre image que l’on peut retrouver encrée sur les corps des opposants est celle d'un œil ensanglanté ou d'un cache-œil. Le symbole s’est rapidement répandu après qu’une infirmière a été éborgnée le 11 août dernier. Les manifestants affirment que la jeune femme a été défigurée par un jet de projectile venu de la police et depuis, ils sont nombreux à arborer un cache-œil pour dénoncer les violences policières.

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

For @ckkkkkkkkkkk 

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