Les manifestants accusent la police de Hong Kong de violences sexuelles

La police de Hong Kong dans le viseur des manifestants La police de Hong Kong dans le viseur des manifestants. [Lillian SUWANRUMPHA / AFP]

Les violences sexuelles utilisées comme «instruments d'intimidation» ? C'est ce que reprochent des manifestants hongkongais aux forces de l'ordre. Un rassemblement contre ces agressions a eu lieu ce 28 août.

Le nombre de participants est estimé à environ 30.000 selon les organisateurs, et 11.500 selon la police. Une grande partie de l'imagerie de #MeToo a été utilisée par les manifestants. Plusieurs femmes ont pris la parole pendant le rassemblement pour expliquer qu'elles ont été victimes de différentes situations depuis le début du conflit qui oppose le gouvernement hongkongais pro-Pékin à ses habitants. L'une d'elles a ainsi dévoilé qu'elle avait été obligée de se déshabiller sur ordre de la police, relate South Chine Morning Post.

De son côté, une conférence de presse a été organisée par Yolanda Yu Hoi-kwan, chargée des relations publiques de la police. Elle a expliqué que la faute n'était en aucun cas celle des officiers, mais plutôt des femmes qui résistaient lors de leur arrestation. 

Ce n'est cependant pas la première fois que les forces de l'ordre sont ciblées par les manifestants pour des comportements violents à Hong Kong. Si ce n'est pas la même chose que des agressions sexuelles, le tir à balle réelle et l'utilisation de canons à eau lors de la manifestation du 25 août a été très largement critiqué dans le pays. Mais encore une fois, les forces de l'ordre ont insisté sur le fait qu'elles faisaient face à des manifestants «extrêmement violents». 

L'augmentation des tensions et des violences, notamment causée par le manque d'avancement dans les discussions entre gouvernement et manifestants, inquiète les observateurs. Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif du pays, s'est également dite très préoccupée par les affrontements et la situation qui perdure trois mois après le début du conflit. 

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