760 euros pour une fille, 1.265 euros pour un garçon... Une usine à bébés démantelée au Nigeria

La vente d'enfants est un problème récurrent au Nigéria. La vente d'enfants est un problème récurrent au Nigéria. [LOIC VENANCE / AFP]

La police de Lagos a annoncé, lundi 30 septembre, avoir secouru dix-neuf jeunes filles enceintes âgées de 15 à 28 ans, dans une «usine à bébés», ces derniers étant destinés à être vendus au Nigeria.

«Nous avons été informés des activités de certains individus qui gardaient des femmes enceintes et des bébés pour les vendre après accouchement», a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police de l'Etat de Lagos, Bala Elkana.

«Certaines ont été trompées, elles pensaient venir à Lagos pour trouver un emploi et se sont retrouvées piégées», a-t-il dit, affirmant que d'autres «savaient parfaitement ce qu'elles venaient faire» et espéraient gagner de l'argent.

760 euros pour une fille, 1.265 pour un garçon

Le prix des enfants variait selon leur sexe : 300.000 nairas (760 euros) pour les filles, et 500.000 (1.265 euros) pour les garçons, selon le porte-parole.

«Nous n'avons pas encore établi à qui ni dans quel but ils étaient vendus», a affirmé M. Elkana.

Le trafic humain, qui inclut la vente d'enfants, est le troisième crime le plus répandu au Nigeria, derrière la fraude et le trafic de drogue, selon les Nations unies.

Le sud-est du Nigeria est particulièrement touché par le trafic d'enfants. Ce n'est pas la première fois qu'un tel site est mis au jour, déjà au Nigeria, en 2014, un endroit semblable avait été découvert, comme le narrait à l'époque Libération.

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