Castres : un camp de gens du voyage mêlé à plusieurs affaires sordides de séquestration

L'opération de police dans ce camp a mobilisé plus de 120 policiers, dont une compagnie de CRS et le Raid, pour interpeller les auteurs présumés. L'opération de police dans ce camp a mobilisé plus de 120 policiers, dont une compagnie de CRS et le Raid, pour interpeller les auteurs présumés. [CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP]

Une jeune fille de 14 ans a été libérée d’un camp de gens du voyage à Castres (Tarn), mardi, au cours d’une vaste opération de police. Une affaire qui vient s'ajouter à un autre cas de séquestration particulièrement macabre dans le même camp.

Cinq personnes avaient été interpellées, dont trois ont été libérées. Une femme de 52 ans et son fils de 16 ans sont toujours en garde à vue au commissariat de Castres. Ils sont suspectés d'avoir séquestré et violenté l'adolescente durant un mois.

Ils devaient être déférés jeudi matin devant un magistrat du parquet qui devait ouvrir une information judiciaire pour «séquestration de mineur, soustraction d’un mineur au gardien auquel il était confié, violences sur mineur de 15 ans».

Que s'est-il passé ?

L'affaire a commencé il y a deux semaines lorsqu'un homme de 32 ans et sa mère de 57 ans avaient été mis en examen pour «enlèvement, séquestration, viols, prostitution et proxénétisme» à l'encontre d'une femme de 46 ans. Cette-ci aurait été frappée, violée et prostituée durant des mois entre 2016 et 2017 dans une caravane du camp.

Lors de l'enquête des forces de l'ordre, une deuxième affaire similaire a été mise au jour. Le 20 septembre dernier, les policiers ont en effet appris qu'une adolescente de 14 ans était séquestrée sur le même camp depuis plus d’un mois.

Après avoir fugué du foyer de l'enfance où elle était placée, elle avait rencontré sur cette aire de stationnement des jeunes de son âge. C'est là que les choses auraient dégénéré puisqu'elle aurait été retenue contre son gré depuis fin août par une famille qui la forçait à accomplir des tâches pour elle, et lui faisait également subir des violences physiques et psychologiques.

Les policiers sont d'abord allés récupérer la jeune fille pour l'auditionner. Par la suite, l’opération de police dans ce camp a mobilisé plus de 120 policiers, dont une compagnie de CRS et le Raid, pour interpeller les auteurs présumés.

Les forces de l'ordre ont aussi découvert à l'intérieur du camp, sept carabines 22 long rifle, trois pieds de cannabis, ainsi que deux scooters volés. En parallèle de l'opération, des feux de palettes ont été allumés, nécessitant l'intervention des sapeurs-pompiers. En fin d'après-midi, de nouveaux feux, cette fois de pneus, ont été déclenchés.

Mais l'enquête ne fait que commencer car les enquêteurs soupçonnent d'autres cas d'adolescentes victimes de faits similaires, même si les perquisitions de mardi n’ont pour l'instant pas apporté de preuves.

Le camp mêlé à autre affaire sordide 

Deux semaines plus tôt, un homme de 32 ans et sa mère de 57 ans avaient été interpellés lors d'une opération de police dans le même camp.

Ils avaient par la suite été mis en examen pour «enlèvement, séquestration, prostitution et proxénétisme» à l'encontre d'une femme de 46 ans. 

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