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Kim Jong-un reconnaît que la Corée du Nord est dans une grave situation économique

Le dirigeant coréen n'admet pas souvent les difficultés de son pays Le dirigeant coréen n'admet pas souvent les difficultés de son pays[Jung Yeon-je / AFP]

Une déclaration pour le moins inédite. Le leader nord-coréen Kim Jong-un a averti les principaux dirigeants de la seule formation politique, le Parti des Travailleurs, que son pays connaissait «une grave situation» économique et appelé à la mise en place de mesures d'urgence afin d'y remédier.

Le leader nord-coréen a affirmé lors d'une session plénière du parti que le moment était venu de donner «un tournant décisif» au développement économique de son pays. Il a présenté aux dirigeants ainsi réunis des «tâches» à accomplir «afin de corriger de toute urgence la grave situation que rencontrent les principaux secteurs industriels de l'économie», a rapporté le 30 décembre l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

La Corée du Nord ne publie jamais de statistiques économiques, les seuls chiffres disponibles concernant ses résultats financiers proviennent de l'étranger. En juillet, la Banque centrale sud-coréenne a estimé que la croissance de l'économie du pays, soumis à des sanctions internationale, a baissé de 4,1% en 2018, soit la plus importante contraction depuis la famine dévastatrice dans les années 90.

Ses propos interviennent à quelques jours de l'échéance de l'ultimatum lancé pour la fin de l'année par Pyongyang à Washington. Faute de progrès dans leurs discussions sur le programme nucléaire nord-coréen, Kim Jong-un a promis un «cadeau de Noël».

Après un rapprochement en 2018, les négociations sur le programme nucléaire nord-coréen sont dans l'impasse depuis l'échec du sommet de Hanoï en février entre Donald Trump et son homologue. La Corée du Nord a récemment mené une série d'essais sur sa base de lancement de fusées de Sohae, après une succession de tirs de projectiles les semaines précédentes.

Plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU interdisent à Pyongyang de développer un programme balistique. Afin d'apaiser les tensions, la Russie et la Chine, les deux principaux alliés de la Corée du Nord, ont déposé mi-décembre devant le Conseil de sécurité de l'ONU une proposition de réduction des sanctions, sous réserve d'avancées vers la dénucléarisation. Tokyo a de son côté récemment estimé qu'il était «trop tôt» pour une levée des sanctions.

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