Pas question de critiquer sa base électorale à la veille du scrutin présidentiel. Donald Trump a défendu ses supporters alors que ceux-ci ont encerclé le bus de Joe Biden ce 1er novembre, et qu'ils continuent de bloquer des autoroutes.
«À mon avis, ces patriotes n'ont rien fait de mal», a déclaré le président sortant, qui préfèrerait voir le FBI enquêter sur «les terroristes, les anarchistes et les agitateurs des antifas».
Certains de ses opposants se sont interrogés quant à ces déclarations du président. «Donc quand des manifestants bloquent le trafic pour protester contre la police qui tue des hommes noirs désarmés, les conservateurs demandent à ce qu'ils soient renversés et tirés dessus, mais quand ce sont des supporters blancs de Donald Trump qui intimide des électeurs, c'est du patriotisme ?», s'interroge par exemple Mary Anne Francks, professeur de droit à l'université de Miami.
Mais là où certains s'inquiètent, c'est que ces agissements pourraient avoir pour but d'empêcher certains votants d'aller dans les urnes, ou d'intimider certaines communautés connues pour voter démocrate.
Kristen Clarke, directrice d'un groupe qui protège les droits des électeurs, explique au New York Times avoir reçu des appels de citoyens provenant d'une dizaine de comtés pour dénoncer des harcèlements dans les bureaux de vote.
Le média américain assure également que le Département de la Sécurité Intérieure s'inquiète de menaces de violences faites en ligne. Selon certaines sources, elles pourraient éventuellement se retranscrire dans la réalité. De quoi alerter un peu plus les forces de l'ordre, déjà sous tension avant une élection particulièrement électrique.
![Derrière ce clip cocasse, se cache un vrai enjeu électoral. [Capture d'écran YouTube].](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/latinos_por_trump_capture_ecran_5fa0267b19ac9.jpg?itok=Imx7WB-X)