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Le pape François évoque pour la première fois la persécution des «pauvres Ouïghours»

Jusqu'ici, le pape François ne s'était pas officiellement exprimé concernant la persécution des Ouïghours en Chine. [Handout / VATICAN MEDIA / AFP]

Jusqu'ici, le Vatican était resté très silencieux concernant la persécution des Ouïghours, en Chine. Seuls deux cardinaux asiatiques s'étaient exprimés à ce sujet, l'été dernier. Mais dans le livre «Un temps pour changer», dévoilé lundi 23 novembre et qui paraîtra le 2 décembre en France, le pape François évoque enfin cette minorité musulmane de la province du Xinjiang.

«Je pense souvent aux peuples persécutés : les Rohingyas, les pauvres Ouïghours, les Yazidis - ce que Daesh leur a fait est proprement cruel - ou les chrétiens d'Egypte et du Pakistan tués par des bombes qui ont explosé pendant qu'ils priaient à l'église», écrit le souverain pontife, avec l'aide de son biographe britannique, Austen Ivereigh.

En octobre dernier, le pape François, a déployé toute sa diplomatie pour renouveler un accord délicat avec la Chine, portant sur la nomination des évêques. Ce, alors même que Washington lui demandait de dénoncer toutes les persécutions religieuses en Chine communiste, qu'elles concernent les catholiques ou les musulmans ouïghours.

Selon des organisations de défense des droits humains, plus d'un million de représentants de ce groupe ethnique sont internés dans des camps, dans la province du Xinjiang, au nord-ouest de la Chine. De son côté, Pékin affirme qu'il s'agit seulement de «centres de formation professionnelle».

Dans son livre, le pape François évoque plus longuement le sort des Rohingyas, une autre minorité musulmane qui fait l'objet de persécutions en Birmanie. A tel point que beaucoup préfèrent fuir, se réfugiant au Bangladesh. «Les Rohingyas sont le groupe le plus persécuté sur terre en ce moment, écrit le pape François. Ils ne sont ni catholiques ni chrétiens et ce sont nos frères et soeurs, un peuple pauvre et malmené de toutes parts qui ne sait pas vers qui se tourner».

En 2017, le souverain pontife s'était rendu en Birmanie et au Bangladesh où il avait demandé «pardon» aux réfugiés rohingyas. Aujourd'hui, «avec le Covid-19 qui se déchaîne», il pense encore à ces milliers de personnes «dans les camps de réfugiés» et parle d'une «injustice qui crie vers le Ciel».

Retrouvez toute l'actualité sur le pape François ICI

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