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Sectes : Waco, Temple Solaire, Aum... Ces 7 drames les plus meurtriers

En 1995, des fidèles de la secte Aum ont déposé et crevé des sacs de gaz sarin dans le métro de Tokyo. [JIJI PRESS / AFP]

Il y a près de trente ans, des membres de la secte Aum faisaient des dizaines de morts dans le métro tokyoïte. D'autres drames ont été causés par l'emprise sectaire, avec parfois des centaines de victimes. 

Treize morts et plus de 6.300 personnes intoxiquées : il y a près de trente ans, en mars 1995, une attaque au gaz sarin menée par plusieurs membres de la secte Aum a fait des ravages dans le métro de Tokyo, au Japon

Les fidèles avaient déposé des sacs de ce neurotoxique dans les wagons bondés, avant de les crever à l'aide de parapluies et de prendre la fuite. 

Condamnés à mort après des années de péripéties judiciaires, 13 membres du groupe, dont le fondateur, Shoko Asahara, ont été exécutés en 2018. D'autres drames liés à l'emprise sectaire ont été encore plus meurtriers que celui-ci, qui a pourtant marqué les esprits.

L'église Odaeyang, 32 morts

Trente-deux disciples de l'église Odaeyang ont été retrouvés morts en 1987 à Yongin, près de Séoul, en Corée du Sud.

Selon la police, la majorité des victimes, dont certaines avaient absorbé du poison, ont été étranglées à l'aide d'un fil de nylon par un homme qui s'est pendu. La «prêtresse», Park Soon-Ja, et trois de ses enfants faisaient partie des morts.

La cheffe de cette secte devait l'équivalent de plus de 17 millions de dollars à ses créanciers et était soupçonnée de détournements de fonds.

La Porte du paradis, 39 morts

Les adeptes de la secte Porte du paradis affirmaient qu'ils venaient d'une autre planète et qu'ils avaient été envoyés en Amérique comme des anges.

Trente-neuf d'entre eux sont morts en 1997 après avoir absorbé des barbituriques et de l'alcool, près de San Diego en Californie.

L'Ordre du temple solaire, 74 morts

L'histoire de l'Ordre du temple solaire a été émaillée de plusieurs tueries. En 1994, 48 membres de la secte ont été retrouvés morts carbonisés à Cheiry et aux Granges-sur-Salvan, deux villages de Suisse romande. Cinq victimes supplémentaires ont été découvertes peu après, au Canada.

Des lettres-testaments faisant état d'un suicide collectif avaient été retrouvées mais l'enquête a conclu que plus des deux tiers des victimes avaient été assassinées. Luc Jouret et Joseph Di Mambro, les responsables de la secte, étaient parmi les décédés.

En 1995, 16 membres de la secte ont à nouveau été retrouvés morts carbonisés, cette fois-ci dans le Vercors, en Isère. Trois enfants âgés de 2, 4 et 6 ans faisaient partie des victimes. Les investigations ont montré que 14 de ces 16 personnes avaient été tuées par balles après avoir ingéré des sédatifs.

Cinq fidèles de l'Ordre du temple solaire ont à nouveau été retrouvés morts au Canada, en 1997.

Les Davidiens, 76 morts

Opposés au pouvoir fédéral américain, les membres de la secte des Davidiens s'étaient reclus dans leur ferme-forteresse de Waco, au Texas, en 1993.

La police les assiégeait depuis déjà cinquante-et-un jours lorsqu'elle a décidé de donner l'assaut. En réaction, les adeptes ont déclenché un incendie qui a coûté la vie à 76 personnes dont 20 enfants.

Leur gourou, David Koresh, qui se considérait comme le Christ, a lui aussi péri dans les flammes.

Le massacre de Shakahola, 448 morts

En 2023, au Kenya, des corps ont été retrouvés dans la forêt de Shakahola, où se réunissaient des membres de la secte «Eglise internationale de Bonne nouvelle», créée par Paul Nthenge Mackenzie, un ancien chauffeur de taxi devenu pasteur.

Le bilan n'a cessé de s'alourdir au fur et à mesure que les autorités découvraient des fosses communes, jusqu'à atteindre 448 morts. Paul Nthenge Mackenzie, qui prédisait la fin du monde pour août 2023, est accusé d'avoir poussé ses adeptes à jeûner jusqu'à la mort «pour rencontrer Jésus». 

Les autopsies ont en effet montré que de nombreuses victimes, dont beaucoup d'enfants, sont mortes de faim, mais des cas de décès par asphyxie ont également été démontrés. Selon les documents judiciaires, les organes de certains corps avaient été ôtés.

La Restauration des dix commandements de Dieu, plus de 700 morts

Tués par les dirigeants ou dans des suicides collectifs, plus de 700 adeptes de la secte d'origine protestante de la «Restauration des dix commandements de Dieu» sont morts en 2000 en Ouganda.

Un groupe de 300 personnes est mort brûlé dans une église barricadée de l'extérieur à Kanungu, puis la police a découvert environ 400 morts, principalement des femmes et des enfants, dans des fosses communes.

Les analyses ont montré que la plupart de ces victimes avaient été empoisonnées, mais d'autres avaient aussi été étranglées ou poignardées.

Le Temple du peuple, 914 morts

Sous l'emprise du révérend Jim Jones, 914 adeptes de la secte du Temple du peuple sont morts en 1978, volontaires ou victimes d'un suicide collectif organisé dans la jungle du Guyana, en Amérique du sud.

Jim Jones avait fondé «Jonestown» en 1973, une société présentée comme «authentiquement socialiste, enfin dépouillée de tout racisme, de tout sexisme et de toute forme de discrimination contre les vieux».

Ses victimes étaient en majorité des Noirs-Américains démunis qui avaient quitté la Californie dans l'espoir de construire ce monde idéal. D'anciens adeptes de cette secte ont dénoncé la consommation de drogues, la famine et l'asservissement sexuel qui y régnait.

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