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Mort de Jean-Paul II, il y a 20 ans : qu’avait écrit le pape polonais dans son testament ?

Le 2 avril 2005, le pape Jean-Paul II rendait son dernier souffle. Quelques jours plus tard, le Vatican rendait public le testament du souverain pontife. [@Gerard JULIEN / AFP]

À l’occasion du vingtième anniversaire de la disparition de Jean-Paul II, découvrez les dernières volontés du souverain pontife, révélées dans un testament rédigé de sa propre main.  

Il y a exactement 20 ans, le 2 avril 2005, le pape Jean-Paul II rendait son dernier souffle. Quelques jours plus tard, le 7 avril, le Vatican rendait public le testament du souverain pontife.  

Rédigé par le pape polonais lui-même lors des Carêmes de 1979, 1980, 1982, 1985, 1990, 1992 et 2000, ce document d’une demi-douzaine de pages révélait ses dernières volontés et ses ultimes prières. Et un détail particulier interpelle.  

Dans les derniers passages du testament, rédigé en mars 2000, le pape élu en 1978, revient sur sa mission «d’introduire l’Église dans le troisième millénaire». Une tâche dont semble s’être difficilement acquittée Jean-Paul II, comme il l’écrit lui-même.  

«Selon les desseins de la Providence, il m’a été donné de vivre dans le siècle difficile qui s’en va vers le passé et, maintenant, en cette année où l’âge de ma vie rejoint quatre-vingts ans, il faut se demander s’il n’est pas temps de répéter avec le Siméon de la Bible ‘Nuuc dimittis’ (...) : ‘Maintenant Seigneur tu peux laisser ton serviteur s’en aller’».

Jean-Paul II prêt à démissionner avant son décès ?  

Dans sa dépêche publiée le jour même de la divulgation du testament, Antoine-Marie Izoard révèle ainsi que le souverain pontife aurait envisagé de démissionner de ses fonctions, à peine cinq ans avant son décès.  

Il convient de rappeler qu’à l’exception de Benoît XVI, successeur de Jean-Paul II, aucun autre pape dans l’histoire n’a jamais renoncé à sa charge de chef de l’Église catholique.

Cette lourde décision, Jean-Paul II ne la prendra toutefois jamais, notamment motivé par le souvenir d’avoir survécu à un attentat. Un miracle qu’il incombe à «la Providence». Ainsi, le reste de son testament est dédié à ses ultimes volontés.  

Dans une section rédigée en 1979, Jean-Paul II demandait par exemple à ce que «toutes ses notes personnelles soient brûlées» et que les biens qu'il utilisait quotidiennement soient «distribués selon ce qui semblera le plus opportun».

Une volonté d’être inhumé sobrement  

Plus loin, le pape précise plus en détails ses souhaits concernant ses funérailles. Il exprime notamment le souhait d'un enterrement similaire à celui de son prédécesseur, Paul VI, «dans la terre, et non dans un sarcophage».  

De plus, en 1982, il écrivait qu’il souhaitait que ses funérailles se déroulent en Pologne, son pays d’origine, et laissait au Métropolite de Cracovie et à la Conférence épiscopale polonaise la responsabilité de déterminer le lieu de sa sépulture. En 1985, toutefois, il est revenu sur cette décision en précisant qu'il laissait finalement ce choix au «seul Collège des cardinaux».  

À noter que les funérailles de Jean-Paul II se sont finalement déroulées à Rome, sur le parvis de la Basilique Saint-Pierre, qui est également devenue l’ultime demeure du pape.

Initialement rédigé en polonais, le testament de Jean-Paul II fut traduit en italien par Mgr Leonardo Sandri, alors substitut de la Secrétairerie d'État, avant d’être publié à la veille des obsèques du Souverain Pontife. Jean-Paul II n’avait par ailleurs laissé aucun indice quant à son choix de successeur. 

Une messe a été célébrée ce mercredi 2 avril 2025 à la Basilique Saint-Pierre pour commémorer les 20 ans de la disparition de Jean-Paul II.  

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