Ce samedi, trois agents de la prison de Frankland, dans le nord-est de l’Angleterre, ont été attaqués par le frère de l'auteur de l'attentat de Manchester. Voici ce que l’on sait.
Les victimes ont vu la mort de très près. L'unité antiterroriste de la police du nord-est de l’Angleterre s’est saisie de l'enquête sur l'agression de trois agents pénitentiaires survenue ce samedi, dans la prison de Frankland.
Selon le syndicat britannique des gardiens de prison POA, l'assaillant est Hashem Abedi, le frère de Salman Abedi, auteur de l’attentat à la bombe de Manchester en mai 2017.
Cet attentat s’était déroulé à la sortie d’un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande et avait tué 22 personnes. Une centaine de personnes avaient également été blessées.
Après avoir été arrêté le 17 juillet 2019 lors de son extradition depuis la Libye, où il était au moment des faits, Hashem Abedi avait été condamné à la prison à perpétuité pour avoir aidé son frère dans la préparation de l’attentat.
Des agents toujours hospitalisés
Selon un communiqué du POA, les trois agents, deux hommes et une femme, ont été attaqués par Hashem Abedi avec de l'huile de cuisine chaude puis poignardés avec des armes artisanales.
Ils ont rapidement été transportés à l'hôpital, deux étant dans un état grave. Ce dimanche, leurs vies ne sont plus en danger mais ils restent hospitalisés.
De son côté, l’unité antiterroriste de la police du nord-est de l'Angleterre a déclaré être en charge de l'affaire «compte tenu de la nature de l’incident» et que l'assaillant avait été arrêté, sans donner plus d’indications.
Ce dimanche, le ministère de la Justice a annoncé l'ouverture d'une enquête interne : «Il y aura un examen complet de la manière dont cette attaque a pu se produire, parallèlement à l'enquête distincte de la police», a ainsi précisé un porte-parole du ministère, ajoutant que le gouvernement «fera tout» pour assurer la sécurité de ses agents.
La veille, la ministre de la Justice Shabana Mahmood s'était dite «consternée» par l'attaque de Frankland, indiquant sur X qu'elle réclamerait «la sanction la plus sévère possible», à l'encontre de l'assaillant.