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Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine prêt à négocier «sans aucune condition préalable», Donald Trump sceptique

Donald Trump pense même que Vladimir Poutine le balade, malgré sa déclaration qui prétend qu'il être prêt à négocier la fin de la guerre. [© Sputnik/Mikhail Metzel/Kevin Lamarque/REUTERS]

Donald Trump pensait pouvoir régler la guerre en Ukraine en un temps record. Après plusieurs négociations, force est de constater qu'elle sévit toujours. Et aujourd’hui, Donald Trump pense même que Vladimir Poutine le balade, malgré la déclaration du président russe qui prétend être prêt à négocier la fin de la guerre.

Le chef d'État américain, qui a rencontré ce samedi 26 avril à Rome son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, a émis des doutes quant à la volonté de Vladimir Poutine de régler la guerre en Ukraine. La veille, vendredi 25 avril, le président russe assurait pourtant affirmé à l'émissaire américain qu'il était prêt à négocier «sans aucune condition préalable» pour y parvenir.

Le 47e président des Etats-Unis a déjà fait une sortie mitigée sur le conflit : il avait qualifié d'«erreur» la frappe russe meurtrière sur un immeuble ukrainien survenue dimanche 13 avril à Soumy. Aujourd’hui, il a changé d’avis : «Il n'y avait aucune raison pour Poutine de tirer des missiles sur des zones civiles, des villes et des villages, ces derniers jours. Cela me fait penser que, peut-être, il ne veut pas arrêter la guerre et qu'il me balade, et alors il faut faire autrement», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Des déclarations intervenant après son entretien d'une quinzaine de minutes avec Volodymyr Zelensky dans la basilique Saint-Pierre, en marge des funérailles du pape François. Penchés l'un vers l'autre, leurs visages n'étaient séparés que de quelques centimètres, d'après les photos transmises par la présidence ukrainienne.

Pression américaine sur l’Ukraine pendant que la Russie a le champ libre

Pour Volodymyr Zelensky, la situation est en bonne voie : «Bonne réunion. Nous avons beaucoup discuté en tête-à-tête. J'espère que nous obtiendrons des résultats sur tous les points abordés», a commenté le chef de l'Etat ukrainien sur les réseaux sociaux, affirmant une nouvelle fois sa volonté d'«un cessez-le-feu total et inconditionnel». La Maison Blanche a également jugé la rencontre «très productive».

C'était la première fois que les deux hommes se retrouvaient depuis leur échange houleux à Washington le 28 février. Car le président américain, qui veut arriver le plus rapidement possible à une cessation des hostilités en Ukraine, exerce une forte pression sur son homologue ukrainien tandis que, sur le front, l'armée russe a l'initiative.

Le chef d'État américain a d’ailleurs assuré dans la nuit de vendredi 25 à samedi 26 avril que les belligérants étaient «très proches d'un accord», sans en dévoiler les contours. Car le président russe Vladimir Poutine, avec qui il a entamé il y a plusieurs mois un rapprochement sensible, avait évoqué quelques heures plus tôt, en recevant au Kremlin l'émissaire américain Steve Witkoff, la «possibilité» de «négociations directes» entre Moscou et Kiev, «sans aucune condition préalable».

Il y a des progrès

Réunis par les obsèques du pape, une photo montre Donald Trump et Volodymyr Zelensky debouts dans la basilique, en compagnie du président français Emmanuel Macron et du Premier ministre britannique Keir Starmer. Des alliés importants de Kiev, dont les pays, des puissances nucléaires, peuvent être appelés à jouer un rôle important pour fournir d'éventuelles garanties de sécurité à l'Ukraine en cas de cessez-le-feu.

Si les dirigeants britannique et ukrainien ont évoqué ensemble des «progrès réalisés ces derniers jours pour garantir une paix juste et durable en Ukraine», «ils ont convenu de maintenir la dynamique et de continuer à travailler activement avec leurs partenaires internationaux», d'après Londres. Le chef de l'État ukrainien a aussi eu un tête-à-tête avec Emmanuel Macron, avec la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni et avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. «Vous pouvez compter sur notre soutien à la table des négociations pour arriver à une paix juste et durable», a ensuite écrit cette dernière sur X.

Une Russie qui a néanmoins repris la main

Le même jour, la Russie a annoncé avoir reconquis l'intégralité de son territoire, dans la région de Koursk, où les Ukrainiens avaient lancé une offensive en août 2024. Kiev l'a démenti, affirmant que les affrontements s'y poursuivaient. 

Vladimir Poutine avait, par le passé, laissé entendre qu'il n'était pas prêt à négocier tant que les forces ukrainiennes n'auraient pas été entièrement «chassées» de cette zone.

Les services secrets russes (FSB) ont par ailleurs annoncé l'arrestation d'un homme présenté comme «un agent» ukrainien, soupçonné d'avoir provoqué la veille, vendredi 26 avril, la mort d'un général russe dans l'explosion d'une voiture près de Moscou.

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