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Inde – Pakistan : le Premier ministre indien promet une «réponse ferme» en cas «d’autre attaque terroriste»

Le Premier ministre indien Narendra Modi s'est exprimé pour la première fois depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu samedi dernier. [Indian Press Information Bureau (PIB) / AFP]

Le chef du gouvernement indien Narendra Modi a promis ce lundi «une réponse ferme» à toute nouvelle «attaque terroriste», deux jours après le cessez-le-feu qui a mis fin à la plus grave confrontation militaire de son pays avec le Pakistan depuis des décennies.

Un ton toujours aussi belliqueux. S'exprimant pour la première fois depuis le début des hostilités entre l'Inde et le Pakistan le 7 mai dernier, le Premier ministre indien Narendra Modi a une nouvelle fois porter de graves accusations contre Islamabad.

Le Pakistan a choisi d'«attaquer» l'Inde plutôt que de combattre le terrorisme, a-t-il dénoncé ce lundi, assurant ensuite que son pays «ne tolèrera pas de chantage nucléaire» et avait «seulement suspendu les opérations» militaires avec ce cessez-le-feu.

Une attaque terroriste à l'origine du conflit

Le dirigeant nationaliste hindou a également promis «une réponse ferme» à toute nouvelle «attaque terroriste». Cette crise entre les deux puissances nucléaires avait commencé quand des hommes armés avaient abattu 26 hommes, majoritairement hindous, sur un site touristique au Cachemire indien.

L'Inde avait promis d'y répondre, accusant le groupe jihadiste Lashkar-e-Taiba, qui serait soutenu par Islamabad, d'avoir commis cet acte, qu'a démenti fermement le Pakistan.

Si la rhétorique belliqueuse est toujours de mise dans les discours des deux belligérants, sur le terrain, pour la première fois depuis plusieurs nuits, l'armée indienne n'a fait lundi état d'aucun incident significatif le long de la «ligne de contrôle» qui sépare le Cachemire que les deux voisins se disputent depuis leur douloureuse partition en 1947.

Les deux pays proches d'un conflit de grande ampleur

La semaine dernière, ils s'étaient retrouvés au seuil d'une nouvelle guerre ouverte, échangeant attaques de drones, tirs d'artillerie et frappes de missiles, jusqu'à ce que le président américain Donald Trump annonce à la surprise générale le cessez-le-feu samedi 10 mai. Selon leurs décomptes très partiels, ces combats ont tué une soixantaine de civils des deux camps.

Des responsables militaires des deux pays ont échangé au téléphone ce lundi soir, a fait savoir l'état-major indien. Ils ont évoqué le maintien de la trêve et «se sont mis d'accord pour les deux camps réfléchissent à des mesures immédiates pour réduire le nombre de soldats déployés sur les frontières», a-t-il ajouté.

Ces haut-gradés «discutent éléments tactiques et violations du cessez-le-feu», a expliqué à l'AFP le chercheur Abdul Basit. «Ces discussions entre militaires peuvent seulement limiter les hostilités, pas résoudre des questions politiques».

Les habitants restent prudents

Signe du retour à la normale depuis la trêve signée il y a deux jours, l'Autorité indienne de l'aviation civile a indiqué ce lundi que trafic aérien allait reprendre sur 32 aéroports du quart nord-ouest de son territoire, près de la frontière avec le Pakistan.

Malgré ce cessez-le-feu, la prudence reste toutefois de mise dans les populations, encore sous le choc de la violence des derniers jours.

«Un cessez-le-feu signifie que tout est réglé, mais ce n'est clairement pas le cas», a confié à l'AFP Kuldeep Raj, 56 ans, un habitant du village indien de Kotmaira, cible samedi soir de tirs d'artillerie pakistanais malgré la trêve.

«Cela fait 50 ans que je vis le long de la ligne de contrôle. Les trêves sont annoncées mais les échanges de tirs reprennent quelques jours plus tard», a lancé en écho Mohammed Munir, un fonctionnaire pakistanais de 53 ans vivant à Chakhoti.

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