À la tête de la police new-yorkaise au moment des attentats du 11-Septembre, Bernard Kerik, surnommé «Bernie» par le grand public, est décédé ce jeudi 29 mai à l’âge de 69 ans.
Son visage, barré d’une moustache noire, était familier des Américains après le 11-Septembre. Ce jeudi, Bernard «Bernie» Kerik, chef de la police new-yorkaise lorsque les pirates de l’air d’Oussama ben Laden ont percuté les tours jumelles du World Trade Center en 2001, est décédé à l’âge de 69 ans.
C’est le directeur du FBI, Kash Patel, qui a annoncé le décès du sexagénaire sur le réseau social X, précisant que son homologue était mort «des suites d’une bataille personnelle contre la maladie». Kash Patel a salué la mémoire d’un «guerrier, patriote et l’un des fonctionnaires les plus courageux que ce pays ait jamais connu», ayant «sauvé des victimes d'immeubles en feu, survécu à des tentatives d'assassinat et traduit en justice certains des criminels les plus dangereux au monde».
Today, we mourn the loss of Bernard B. Kerik, a warrior, a patriot, and one of the most courageous public servants this country has ever known. Bernie passed away tragically on May 29, 2025, after a private battle with illness.
With over forty years of service in law enforcement…— Kash Patel (@Kash_Patel) May 30, 2025
Dans les jours qui avaient suivi les attentats du 11-Septembre, il avait travaillé main dans la main avec Rudy Giuliani, maire de New York de l’époque.
Un homme à l’enfance difficile séduit par l'armée
Dans son autobiographie «Le fils perdu : une vie à la poursuite de la justice», parue en 2001, il a révélé les coulisses de son enfance difficile. Sa mère, une jeune alcoolique et travailleuse du sexe, vivait dans un univers de violence qui a profondément marqué l’ancien chef de la police new-yorkaise. Ce dernier a également fait le récit de son enfance au côté de son père, marquée par l’échec scolaire jusqu’à sa découverte des arts martiaux et du monde militaire.
En 2009, il est tombé en disgrâce après avoir plaidé coupable de corruption et escroquerie. Il avait reconnu avoir accepté 255.000 dollars pour la rénovation de son appartement, d’une société en lice pour des contrats avec le gouvernement.
En plaidant coupable, il s’était évité une condamnation pouvant aller jusqu’à 61 ans de prison et avait été condamné à quatre ans de réclusion.