La péninsule russe du Kamtchatka a été frappée par un séisme de magnitude 8,8 sur l’échelle de Richter. Plusieurs pays du Pacifique ont émis une alerte au tsunami.
Dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 juillet, un séisme de magnitude 8,8 a frappé la péninsule russe du Kamtchatka. Ce tremblement de terre est en effet survenu aux alentours de 1h25 du matin, heure française, à 20,7 km de profondeur, à environ 126 km de la capitale de la région.
Dans le même temps, au moins six répliques ont secoué la région du Kamtchatka, dont une de magnitude 6,9 et une autre de magnitude 6,3, selon l'agence gouvernementale américaine l'USGS. Depuis, plusieurs pays, dont les Etats-Unis, la Chine, le Japon, le Mexique, la Russie ou encore les Philippines ont émis une alerte au tsunami, redoutant des vagues pouvant atteindre jusqu'à 3 mètres.
D'après l'USGS, à partir d'un séisme de magnitude 6,5 et jusqu'à 7,5 sur l'échelle de Richter, on pourrait apercevoir «de légers changements du niveau de la mer à proximité de l’épicentre».
«Des tsunamis locaux destructeurs sont possibles près de l'épicentre»
«Les tsunamis capables de provoquer des dégâts ou des victimes sont rares dans cette fourchette de magnitude, mais ils peuvent se produire en raison d'effets secondaires, tels que des glissements de terrain ou des effondrements sous-marins», a ajouté l'institut américain.
Lors de séismes dont les magnitudes sont comprises entre 7,6 et 7,8, des tsunamis dits «destructeurs» pourraient se produire près de l'épicentre. «À plus grande distance, de petites variations du niveau de la mer peuvent être observées. Les tsunamis capables de provoquer des dégâts sur de grandes distances sont rares dans cette gamme de magnitude», a précisé l’USGS.
Enfin, en cas de tremblement de terre de magnitude 7,9 et plus, «des tsunamis locaux destructeurs sont possibles près de l'épicentre, et des changements significatifs du niveau de la mer et des dommages peuvent se produire dans une région plus large. Il est à noter qu'un tremblement de terre de magnitude 9,0 peut être suivi d'une réplique de magnitude 7,5 ou plus», a ajouté l'institut américain.
En réalité, il est impératif de savoir que ce n’est pas la hauteur d’un tsunami qui fait sa force destructrice, mais bien la durée de l’élévation du niveau de l’eau et la quantité d’eau déplacée. En d’autres termes, même en cas de vagues de 5 mètres, si celles-ci élèvent l’eau uniquement pendant quelques minutes pour envahir les terres, le risque «destructeur» est amoindri.