Le président américain Donald Trump a signé dans la nuit de jeudi à vendredi le décret imposant une hausse des droits de douane pour des dizaines de pays dans le monde, dont l'Union européenne. Cette mesure entrera en vigueur le 7 août prochain.
Une promesse gravée dans le marbre. Le 2 avril dernier, Donald Trump avait annoncé dans les jardins de la Maison Blanche la mise en place de surtaxes douanières envers la plupart des pays dans le monde.
Une offensive protectionniste inédite, justifiée selon le président américain par la nécessité de rééquilibrer la balance commerciale entre les Etats-Unis et ses partenaires.
Après plusieurs mois de négociations, de reports et de menaces, Donald Trump a signé officiellement, dans la nuit de jeudi à vendredi, le décret instaurant ces droits de douane supplémentaires à partir du 7 août prochain.
La Suisse frappée de plein fouet
Ils s'échelonneront entre 10% et 41%, les plus élevés concernant la Syrie, alors que l'Union européenne (UE), le Japon ou la Corée du Sud se voient appliquer une surtaxe de 15%, une mesure qui vise à «restructurer le commerce mondial au bénéfice des travailleurs américains», a assuré la Maison Blanche.
D'une manière générale, la plupart des pays cités se voient imposer 15% de droits de douane, quelques pays se retrouvant à un taux plus élevé, à l'image de l'Afrique du Sud, à 30%, la Serbie, à 35%, ou la Suisse, à 39%.
Le Conseil fédéral du pays a d'ailleurs pris acte «avec grand regret» du fait que les Etats-Unis, malgré les progrès réalisés dans les discussions bilatérales et «l'attitude très constructive de la Suisse dès le début», veulent appliquer les droits de douane supplémentaires unilatéraux «d'un montant considérable aux importations en provenance de Suisse», a dit le porte-parole du ministère des Finances helvète à l'agence Keystone-ATS ce vendredi.
De son côté, le Canada est également visé par un décret à part, qui fait lui passer les droits de douane sur ses produits importés aux Etats-Unis de 25% à 35%. Cette hausse concerne uniquement les produits ne transitant pas dans le cadre de l'accord de libre-échange nord-américain (ACEUM).
«Le Canada n'a pas été en mesure de coopérer afin de réduire le flot de fentanyl et autres drogues», entrant aux Etats-Unis, a regretté la Maison Blanche pour justifier cette décision, «et il a pris des mesures de représailles contre les Etats-Unis».