Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Guerre en Ukraine : le taux de VIH parmi les soldats russes aurait augmenté de 2000% depuis 2022

Le VIH serait donc transmis à une vitesse alarmante parmi les troupes russes : à la fin 2023, le taux de détection du VIH chez les militaires était environ vingt fois plus élevé qu’avant la guerre. [ANATOLIY STEPANOV / AFP]

Les cas de VIH seraient de plus en plus fréquents au sein des militaires russes. Rapports sexuels non protégés, consommation de drogues et soins médicaux avec des seringues usagées : il pourrait s'agir d'une réelle épidémie.

Rapports non protégés, consommation de drogues... Les cas de VIH au sein des soldats russes, actuellement déployés en Ukraine, auraient augmenté de 2000% depuis le début du conflit entre les deux pays. Ce pourcentage, plus qu'affolant, serait forcément lié à la guerre. 

«Au cours de la première année de la guerre, selon les données du ministère de la Défense, l’incidence enregistrée du VIH chez les militaires a augmenté de plus de quarante fois. Les pertes démographiques et économiques que subira la Russie auront des répercussions pendant des décennies», a affirmé le rapport de l’institut de recherches sur la Russie, Carnegie Poltika.  

Le VIH serait donc transmis à une vitesse alarmante parmi les troupes russes : dans le détail, les cas détectés auraient été multipliés par treize à la fin de l’année 2022 et, un an plus tard, le taux de détection du VIH chez les militaires était environ vingt fois plus élevé qu’avant la guerre.

Des faux positifs pour éviter la guerre ? 

Avant le début de l’invasion russe en Ukraine, en 2016, le nombre de personnes vivant avec cette maladie avait déjà dépassé le million, ce qui représentait alors presque 1% de la population. Mais, selon les autorités ukrainiennes, qui se basent sur les soldats capturés, leurs recherches auraient trouvé que 20% des militaires russes sont actuellement séropositifs.  

Ce bond inquiétant des cas de VIH serait surtout lié aux rapports sexuels non protégés, mais aussi à la consommation de drogues chez les militaires russes. Cependant, l’un des paramètres ayant permis la transmission du VIH serait la guerre elle-même.

«Selon les épidémiologistes, les risques de propagation du VIH sur le front augmentent avec les transfusions sanguines et la réutilisation d'une même seringue dans les hôpitaux militaires de campagne, par exemple», a expliqué la même étude.

En Russie, la séropositivité permet d’être déclaré inapte à servir dans l’armée. Ainsi, Carnegie Politika allègue que certains Russes, en âge de rejoindre l’armée, auraient «acheté des tests positifs» au VIH et à l’hépatite «afin d’éviter d’être envoyés au front». 

Plus largement, à l'échelle nationale, le pays reste parmi les cinq à avoir le plus de nouveaux cas de VIH au monde, derrière l’Afrique du Sud, le Mozambique, le Nigeria et l’Inde. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités