Partenaires militaires historiques, les Sud-Coréens et les Américains lancent une nouvelle opération d’entraînement : Ulchi Freedom Shield 2025 (UFS25). Ces manœuvres conjointes visent principalement à renforcer la défense face à une éventuelle attaque nord-coréenne.
Un nouvel exercice d’ampleur. Chaque été, Séoul et Washington organisent des exercices militaires conjoints. Cette année, l’UFS25 se déroule du lundi 18 août au jeudi 28 août en Corée du Sud. L’UFS25, qui illustre la solidité du partenariat militaire entre la République de Corée et les États-Unis, s’inscrit dans le cadre du Traité de défense mutuelle signé le 1er octobre 1953. L’opération prévoit des manœuvres de défense, incluant des exercices de tir réel, des simulations stratégiques et des exercices sur le terrain.
18.000 soldats sud-coréens mobilisés
Selon les Forces américaines en Corée, l’exercice est «conçu pour refléter le théâtre d’opérations coréen» et doit «renforcer la coordination entre le Commandement des forces combinées, les forces américaines en Corée, le Commandement des Nations Unies et les chefs d’état-major interarmées (JCS) de la République de Corée». L’objectif : améliorer la posture de défense combinée et la capacité de réaction de l’Alliance face à un large éventail de menaces.
The Republic of Korea and United States kick off Ulchi Freedom Shield 25 https://t.co/aYXGukEDnBpic.twitter.com/DWnkIINyv6
— U.S. Forces Korea (@USForcesKorea) August 7, 2025
Séoul a annoncé la participation de 18.000 militaires sud-coréens. «L’exercice UFS25 sera conduit à une échelle similaire à celle de l’édition précédente», a déclaré le colonel Lee Sung-jun, porte-parole du JCS, lors d’un point presse. L’an dernier, l’UFS avait notamment intégré les 51e et 8e escadres de chasse, tandis que l’US Air Force avait mené des opérations aériennes conjointes.
Pyongyang dénonce une provocation
Comme chaque année, la Corée du Nord fustige ces manœuvres, les assimilant à une répétition générale d’invasion. Le régime accuse Séoul d’avoir «adhéré aveuglément» à son alliance avec Washington.
Afin de limiter les tensions, le ministre sud-coréen de l’Unification, Chung Dong-young, a suggéré au président Lee Jae-myung de reporter certains volets de l’exercice. Officiellement, Séoul et Washington évoquent des ajustements liés aux conditions météorologiques, après de fortes pluies et en pleine vague de chaleur. Mais selon une source du ministère de l’Unification citée par l’agence Yonhap, l’objectif est surtout «de réduire les tensions et de favoriser la stabilité et la paix».
L'exercice possède une supervision internationale. Le Commandement des Nations unies (UNC), chargé de veiller au respect du cessez-le-feu de la guerre de Corée (1950-1953), sera présent pour superviser les manœuvres. La Commission de supervision des nations neutres en Corée (CSNN), composée de la Suède et de la Suisse, observera également l’Ulchi Freedom Shield afin de contrôler le respect de l’accord d’armistice.