Des robots ont été envoyés dans l'un des bâtiments de la centrale nucléaire de Fukushima (Japon). Ces dernières ont pour but de récupérer des débris et d'évaluer leur radioactivité.
Plus de 14 ans après l’accident nucléaire de Fukushima, au Japon, les techniciens de la centrale ont envoyé ce mardi des robots télécommandés dans le bâtiment de l’un des réacteurs endommagés, dans le but de retirer des débris radioactifs.
Le projet est épineux, et doit durer plusieurs décennies : en effet, les niveaux de radiation seraient dangereusement élevés. On estime qu’environ 880 tonnes de matières radioactives demeurent à l’intérieur de la centrale, après le tsunami qui a frappé la région en 2011.
Des robots chiens
Un porte-parole de Tepco, l’opérateur de la centrale, a déclaré à l’AFP que l’entreprise avait pour l’instant déployé deux robots afin de mesurer le niveau exact des radiations. Les deux robots, «Spot» et «Packbot», sont équipés de dosimètres mesurant la radioactivité, et Spot, un robot aux allures de chien, dispose d’une caméra.
Les résultats de l’exploration seront utilisés pour aider à décider de la «méthode de la récupération des débris», a déclaré Tepco dans un communiqué. Cette étude doit durer environ un mois, selon la chaîne de télévision publique du pays, NHK, et d’autres médias.
De petits échantillons de matériaux radioactifs ont déjà été collectés à deux reprises, dans le cadre d’un projet pilote, mais des extractions à grande échelle dans la zone n’ont pas encore eu lieu.
S'il est nécessaire de porter des protections - masque avec filtre, gants, chaussettes multicouches, veste imperméable, casque, etc. - dans les bâtiments des réacteurs de Fukushima, une grande partie des habitants sont retournés vivre dans la préfecture, puisque les taux de radiation sont moins élevés dans la région. Ainsi, voyager à Fukushima est sans danger.