«Je ne considère pas que la Chine est une dictature», a affirmé la députée LFI Sophia Chikirou.
Des propos qui vont faire réagir. Alors qu'on lui demandait si elle estimait que la Chine était une dictature, la députée LFI Sophia Chikirou a eu une réponse claire. «Je ne considère pas que la Chine est une dictature. C'est un système politique à parti dominant, le parti communiste chinois. Il n'y a pas un seul homme qui dirige la Chine», a-t-elle dit avant d'ajouter : «La critique du parti communiste chinois est impossible mais après vous pouvez critiquez des mesures qui sont prises (...) La liberté d'expression en Chine est aussi menacée que celle qu'on a en France».
«La liberté d'expression en Chine est aussi menacée que celle qu'on a en France»
Qui peut affirmer que la Chine n'est pas une dictature et que la liberté d'expression y est comparable à la situation française ?
Sophia Chikirou, députée et dirigeante de LFI.
Pour que de tels propos n'engagent pas les insoumis, encore faut-il que le mouvement manifeste son… https://t.co/RneeksVjpI— Clémentine Autain (@Clem_Autain) September 3, 2025
Pour mémoire, la Chine est accusée d'avoir placé en détention plus d'un million de Ouïghours, une minorité musulmane, dans sa région du nord-ouest dans le cadre d'une politique qui, selon l'ONU, pourrait s'accompagner de «crimes contre l'humanité».
Par ailleurs, en mars dernier, le Haut-Commissaire de l'ONU a également redit ses «graves préoccupations» sur la situation en Chine, en particulier au Tibet et au Xinjiang, en matière de libertés.
En effet, les autorités contrôlent étroitement le contenu des médias et les ressortissants chinois qui travaillent pour des médias étrangers et qui font parfois l'objet de pressions. Ainsi, en février 2024, un tribunal de Pékin avait condamné à la peine de mort avec sursis l'écrivain dissident emprisonné Yang Hengjun, qui possède la nationalité australienne, après avoir l'avoir reconnu coupable d'espionnage.