Ce jeudi, les Etats-Unis ont opposé leur véto à l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'un texte réclamant un cessez-le-feu et l'accès humanitaire à Gaza. Les Américains affirment que la résolution initiée par l'Algérie ne condamnait pas le Hamas et ne reconnaissait pas le droit d’Israël à se défendre.
Les Etats-Unis ont bloqué jeudi une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU visant à imposer un cessez-le-feu immédiat et l'accès humanitaire à Gaza.
Initiée par l'Algérie et soutenue par 14 des 15 membres du Conseil, elle réclamait la levée des restrictions sur l’entrée de l’aide humanitaire mais ne condamnait pas les terroristes du Hamas, ni n'exigeait la libération immédiate des otages détenus dans la bande de Gaza, estime Washington.
«Notre opposition n’est pas une surprise. Cette résolution échoue à condamner le Hamas et à reconnaître le droit d’Israël à se défendre. Elle légitime de faux récits qui profitent au Hamas. Gaza est en crise humanitaire à cause du Hamas et parce que la communauté internationale a fermé les yeux sur l’utilisation détournée des milliards d’aides versées», a expliqué Morgan Ortagus, conseillère auprès de la mission américaine à l’ONU.
«Notre opposition n'est pas une surprise»
De son côté, l’ambassadeur israélien auprès de l’ONU, Danny Danon, a critiqué une proposition qui «n’évoque ni le massacre du 7-Octobre, ni le désarmement du Hamas. Ce n’est pas de la diplomatie, c’est de la reddition».