Ce lundi 6 octobre, le pape Léon XIV a assoupli les règles du Vatican concernant les investissements financiers. Il revient sur une réforme introduite par son prédécesseur, François.
Un retour en arrière. En 2022, le pape François avait ordonné une directive selon laquelle, l'Institut pour les Œuvres de religion (IOR), dit «banque du Vatican» devait avoir la compétence exclusive concernant la gestion des actifs financiers et des liquidités du Saint-Siège. Mais Léon XIV a décidé d'opérer un changement légal, appelé «Motu Proprio».
Selon ce nouveau document, les investissements financiers doivent toujours être conformes à la politique du Vatican dans le domaine financier, mais la principale institution financière du Saint-Siège n'est plus la seule habilitée à pouvoir gérer les actifs de l'État du Vatican. Désormais, il existe une exception : lorsque les organes compétents «estiment qu'il est plus efficace ou plus pratique de recourir à des intermédiaires financiers établis dans d'autres pays», indique le document du pape.
Un signal positif pour les finances du Vatican
Le Vatican n'a pas commenté ni donné de raisons pour justifier ce changement, mais le pape Léon avait déjà déclaré que les finances de la cité-État n'étaient pas dans un état alarmant, comme beaucoup le pensaient. «Les gens font beaucoup de déclarations sur la situation financière du Vatican. Ce n'est pas la crise à laquelle on a été amené à croire», disait-il en effet dans une récente interview. La situation «s'est certainement améliorée par rapport à ce qu'elle était il y a dix ans», grâce aux réformes de François, a-t-il également souligné.
Avec ce «Motu Proprio», «Léon XIV diffuse un message rassurant quant aux liquidités du Saint-Siège», commente le spécialiste du Vatican El Condon, rédacteur en chef du site catholique The Pillar. Il «semble avoir une certaine confiance dans les différents départements de l'État quant à leur capacité à gérer à nouveau leurs propres portefeuilles d'investissements, conformément à la manière dont les choses se passaient auparavant», ajoute-t-il.
En 2022, le souverain pontife François avait ordonné ces changements après une série de scandales financiers, y compris une désastreuse opération immobilière à Londres.