Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Boualem Sansal : quel rôle a joué l'Allemagne dans la libération de l'écrivain ?

Emprisonné depuis un an dans les geôles algériennes, l'écrivain Boualem Sansal a été gracié par le président Abdelmadjid Tebboune ce mercredi. Une libération qu'il doit entre autres à l'Allemagne et à son président Frank-Walter Steinmeier qui a multiplié les tractations ces dernières semaines. 

Alors que Paris et Alger s'enlisent dans une crise sans précédent, c'est finalement Berlin qui a offert une porte de sortie à Boualem Sansal. Ce mercredi, le président Abdelmadjid Tebboune a enfin gracié l'écrivain franco-algérien de 81 ans, quasiment un an jour pour jour après son arrestation, le 16 novembre 2024.

Une libération rendue possible par la demande formulée en début de semaine par le président allemand Frank-Walter Steinmeier, en étroite concertation avec la diplomatie française. «J’ai demandé à mon homologue algérien la grâce de Boualem Sansal. Un tel geste serait l’expression d’un esprit humanitaire et d’une grande clairvoyance politique. Il refléterait ma relation personnelle de longue date avec le président Tebboune et les bonnes relations entre nos deux pays», avait-il déclaré. 

«Un pays ami»

Frank-Walter Steinmeier avait demandé que Boualem Sansal, condamné en appel en juillet à cinq ans de réclusion, bénéficie de soins médicaux outre-Rhin «compte tenu de son âge avancé (…) et de son état de santé fragile». Depuis des mois, l'Allemagne s'est positionnée en médiatrice pour tenter de trouver une issue et renouer le dialogue, rompu, entre Paris et Alger. 

L'Allemagne, ce même pays, où le président algérien a été soigné à plusieurs reprises depuis 2020, notamment après sa contamination au Covid-19, et qu'il considère comme un «pays ami» et le «meilleur partenaire consensuel pour clore ce dossier», indique le Figaro. Rien d'étonnant dès lors que ce soit l'Allemagne qui a réussi à désserer l'étau diplomatique.

Également, Berlin aurait insisté à plusieurs reprises pour que la promesse soit tenue avant le déplacement présidentiel d'Abdelmadjid Tebboune en Allemagne, prévu au début de l'année prochaine. En effet, avoir dans ses geôles l'un des plus médiatiques prisonniers, n'était pas concevable pour le pouvoir, avance une source judiciaire au Figaro. 

L'écrivain n'est pas la première personnalité étrangère a être accueillie par les autorités allemandes. Avant lui, Lui Xia, Alexei Navalny ou encore Vladimir Kara-Mourza avaient rejoint l'Allemagne. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités