Les dirigeants des plus grandes économies du monde se réunissent à Johannesburg, en Afrique du Sud, samedi et dimanche pour le premier sommet du G20 organisé en Afrique. Un sommet important dans un contexte tendu, marqué par de nombreuses tensions internationales et l’absence du président américain Donald Trump.
Une réunion très attendue. L'Afrique du Sud accueille ce weekend un sommet du G20, le premier sur le continent africain. Fondé en 1999, le Groupe des 20 économies majeures comprend 19 pays et deux entités régionales : l'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA).
Les membres du G20 représentent 85% du PIB mondial et environ deux tiers de sa population. L'Afrique du Sud est le seul Etat membre du continent, même si l'UA a été admise comme groupe en 2023.
Parmi les priorités de Pretoria pour sa présidence du G20, figurent le renforcement de la résilience face aux catastrophes, la viabilité de la dette pour les pays à faible revenu, le financement d'une «transition énergétique juste» et l'exploitation des «minéraux critiques pour une croissance inclusive et un développement durable».
Le président américain Donald Trump a déclaré ce mois-ci qu'aucun représentant des Etats-Unis ne participerait au sommet en qualifiant la présidence sud-africaine de «véritable honte».
Donald Trump a multiplié les attaques contre l'Afrique du Sud depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, l'accusant notamment d'un prétendu «génocide blanc». Il a aussi infligé à Pretoria des taxes douanières de 30%, les plus élevées pour l'Afrique subsaharienne.
Malgré le boycott américain, l'Afrique du Sud dit toujours s'attendre à un sommet «réussi». Dans le sillage de Donald Trump, son allié le président argentin Javier Milei ne fera pas non plus le déplacement mais sera représenté par son ministre des Affaires étrangères. Comme ces dernières années, le président russe Vladimir Poutine ne sera pas du voyage.
Un passage de relais aux Etats-Unis
L'Afrique du Sud doit passer le relais de la présidence du G20 aux Etats-Unis, ce qui marque la fin d'un cycle de présidences du «Sud global» après celles du Brésil (2024), de l'Inde (2023) et de l'Indonésie (2022).
Donald Trump a annoncé qu'il comptait réduire radicalement le champ des discussions, qui s'est au fil des années élargi pour inclure des groupes de travail sur des questions sociales, au-delà de son cadre économique initial. Le prochain sommet se tiendra en décembre 2026 à Miami, dans un golf propriété de la famille Trump.