Pendant cinq jours, Emmanuel Macron sera en tournée sur le continent africain. Il visitera quatre pays dont l’Afrique du Sud où il assistera au sommet du G20. Un voyage qui doit aussi replacer la France et l'Europe dans l'avenir
«Impulser des dynamiques et valoriser le renouvellement des relations avec l’Afrique», c’est l’objectif de la tournée africaine qu’entame aujourd’hui Emmanuel Macron. Le président Français veut à travers ce voyage : «concrétiser une relation renouvelée avec l'Afrique, à rebours de l'héritage de la France coloniale qu'il avait esquissée lors de son discours de Ouagadougou en 2017.»
Première étape de cette tournée : l’île Maurice dans l’océan Indien. Sur cette île en plein essor économique, le président de la République plaidera pour une plus grande implication des entreprises françaises dans l’économie du pays portée par le tourisme et le secteur de la construction. Il ambitionne de promouvoir, de façon très ferme, le «lien de voisinage» avec les deux départements français de La Réunion et Mayotte.
L’agenda du président sera également marqué par une dimension internationale avec le sommet du G20 qui se tiendra en Afrique du Sud en l’absence du président américain Donald Trump. Emmanuel Macron profitera de cette escale pour visiter le mémorial de la lutte contre l'apartheid et lancer avec le président Cyril Ramaphosa un conseil d’affaires franco-sud-africain.
Participation au sommet Union européenne - Union africaine
La troisième étape de ce voyage se fera au Gabon, l’ex-pré carré français où la dynastie des Bongo a été chassée du pouvoir par un coup d’État du général Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce dernier a été élu président en avril à l'issue d'un scrutin, après 19 mois de transition. Selon l’Élysée, cette visite a pour but de soutenir les nouvelles autorités mais également de permettre aux entreprises françaises de participer à la diversification de l’économie gabonaise.
Cette tournée éclair de cinq jours s’achèvera en Angola où se tiendra le sommet Union européenne–Union africaine. Cette rencontre vise à faire le point sur les progrès de la stratégie européenne Global Gateway, lancée en 2021 pour financer des infrastructures africaines à hauteur de 150 milliards d'euros.