La Chine a lancé une campagne de prévention contre les incendies dans les gratte-ciel après l'incendie d'un groupe d'immeubles, qui a fait 128 morts, dont un pompier, à Hong Kong. Cette dernière abrite à elle seule 569 bâtiments dépassant 150 mètres de hauteur, record mondiale.
Après l'incendie qui a fait au moins 128 morts à Hong Kong mercredi 26 novembre dans un complexe d'immeubles en rénovation, la Chine a lancé une campagne «d'inspection et de rectification» concernant les risques de feu dans les gratte-ciels, a annoncé la chaîne de télévision publique CCTV ce samedi.
Cette initiative se concentrera sur les chantiers de rénovation extérieure et l'utilisation de matériaux inflammables dans les travaux et de bambou pour les échafaudages. Ces derniers auraient notamment accéléré la propagation des flammes dans le pire incendie qu'ait connu cette région administrative spéciale depuis 1948.
La veille, le chef de l'exécutif du territoire, John Lee, a ordonné l'inspection de tous les grands chantiers de rénovation de la ville, tandis que le numéro deux du gouvernement de Hong Kong, Eric Chan, a souligné qu'il était «impératif d'accélérer la transition complète vers les échafaudages métalliques».
Une corruption présumée liée au chantier de rénovation
Pour rappel, le feu s'est déclaré dans le complexe «Wang Fuk Court», situé dans le quartier de Tai Po, peu avant 15h, heure locale. Le brasier s'est rapidement propagé à sept des huit tours de 31 étages chacune.
Plus de 50 personnes sont toujours hospitalisées, dont 12 dans un état critique et 28 dans un état grave. Un nombre indéterminé de personnes sont toujours portées disparues.
Les causes exactes du sinistre n'ont pas encore été déterminées, mais sept hommes et une femme, âgées de 40 à 63 ans, ont été interpellées pour des soupçons de corruption liée au chantier. Parmi eux figurent deux responsables du bureau d'études en charge de la rénovation, deux chefs de travaux, trois sous-traitants en échafaudages et un intermédiaire.
Les pompiers ont achevé les opérations de lutte contre le feu et les recherches de disparus vendredi. Plus de 1.200 personnes, plus de 200 engins anti-incendie et environ 100 ambulances ont été mobilisés, selon un décompte officiel.